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Littérature/ Tété Michel Kpomassie, l’aventurier togolais qui a conquis le Groenland
janvier 21, 2026
Tété Michel Kpomassie est un écrivain et explorateur togolais connu pour une aventure exceptionnelle
Il y a des histoires qui semblent impossibles, presque trop grandes pour être vraies. Celle de Tété Michel Kpomassie est de celles-là. Un jeune Togolais parti sans argent, sans repères, et qui finit par vivre dans un pays que peu d’Africains connaissent vraiment. Son voyage a commencé par un simple livre, mais il a mené loin, très loin.
Tété Michel Kpomassie est un écrivain et explorateur togolais connu pour une aventure exceptionnelle. À l’adolescence, il rêve du Groenland après avoir trouvé par hasard un livre sur les Inuits. Ce rêve le pousse à quitter le Togo et à entreprendre un long voyage de près de huit ans à travers l’Afrique et l’Europe pour atteindre le Groenland.
À son arrivée, il devient l’un des premiers Africains à vivre au Groenland. Les habitants, fascinés, le prennent d’abord pour une figure légendaire. Progressivement, il apprend la langue inuit, adopte leurs modes de vie et partage leur quotidien pendant plusieurs années.
Son aventure est racontée dans son livre « L’Africain du Groenland », publié en 1980 et devenu un classique du récit de voyage. Le livre a été traduit en plusieurs langues et réédité à de nombreuses reprises.
Lors de son passage dans des médias francophones comme TV5Monde, Tété Michel Kpomassie a expliqué que son voyage n’était pas seulement une aventure physique, mais surtout une quête de liberté et de sens. Il a insisté sur le fait que le Groenland lui a permis de découvrir une culture très différente de la sienne, mais qu’il y a trouvé des valeurs communes, notamment le respect de la nature et l’importance de la solidarité entre les membres de la communauté.
Il a aussi partagé une réflexion importante sur les effets de la colonisation. Il a dit qu’il avait été déçu de constater que les traditions inuit étaient fragilisées par les influences européennes. Après avoir tant rêvé de ce pays, il s’est rendu compte que la réalité était différente de l’image idéale qu’il s’en faisait. Il a alors expliqué que cela montre combien il est important de préserver les cultures et les identités locales face aux transformations du monde moderne.
Pour finir, il a exprimé son attachement profond au Groenland, qu’il considère comme une deuxième patrie, au point d’affirmer qu’il aurait souhaité terminer sa vie près des glaces qu’il a tant aimées.








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