Togo/ L’ ANIAC veille au grain face aux risques chimiques

Les risques chimiques sont souvent invisibles, mais ils sont bien présents dans la vie quotidienne. On les retrouve dans les produits agricoles, les activités industrielles, le commerce ou encore dans la gestion des déchets médicaux.

Au Togo, la prévention de ces dangers est devenue une priorité nationale afin de protéger les populations et préserver l’environnement. Pour faire face à ces menaces, l’État s’appuie sur l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques. L’ANIAC accompagne le gouvernement dans la gestion sécurisée des substances chimiques. Elle contrôle l’importation et l’exportation des produits sensibles, délivre les autorisations réglementaires et effectue des inspections dans les installations industrielles. Son rôle est essentiel pour éviter les accidents et limiter les risques pour la santé publique.

En 2025, sur 17 activités programmées, 15 ont été réalisées, soit un taux d’exécution de 88,24 %. Parmi ces actions, 80 employés de six sociétés industrielles ont été formés aux bonnes pratiques de manipulation et de stockage des produits chimiques. Un guide national d’identification des substances chimiques a également été diffusé pour aider les acteurs à mieux reconnaître et classer les produits dangereux.

Ces résultats prolongent les efforts engagés en 2024, avec 18 activités réalisées sur 24 prévues, soit un taux de 75 %. Le site de traitement et de neutralisation d’Ahodomon à Atakpamé a aussi été inspecté pour vérifier la conformité des installations aux normes de sécurité. À travers ces actions concrètes, l’ANIAC confirme qu’elle veille au grain pour renforcer la sécurité chimique au Togo et garantir une meilleure protection des populations.

ANIAC Togo fait le point sur ses objectifs dans la lutte contre les armes chimiques au Togo

Qu’est-ce que ANIAC-TOGO ? Pour quoi une Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimique au Togo ? Le Togo disposerait-il déjà des armes chimiques ? Voilà quelques unes des interrogations qui ont fait l’objet de débat au lendemain du lancement des activités de cette instance nationale.

C’est face à toute ces interrogations qu’ ANIAC-TOGO a tenu un point de presse ce 19 décembre pour mieux communiquer sur ses activités et définir ses objectifs. Pour son président le professeur Boyodé Pakoupati, même s’il est vrai que le Togo ne dispose pas d’armes chimiques ou d’usines d’armes comme on le voit souvent dans les pays développés, il ne faut cependant pas oublier que tout produit chimique est une arme chimique et cela renforce davantage les prérogative d’ANIAC-TOGO qui doit informer population et entreprises sur l’utilisation de ces produits .

Aujourd’hui l’utilisation des produits chimiques est fréquente dans plusieurs domaines. Ainsi que ce soit dans le domaine agricole par l’utilisation des pesticides, herbicides et insecticides ou encore dans le domaine de la médecine, la population est au contact permanent avec ces produits chimiques et un mauvais dosage peut être source de danger pour elle. Il est donc question pour l’ANIAC d’une part de sensibiliser les risques de l’utilisation à tort de ces produits chimiques, mais aussi de mener une lutte sans merci contre les produits chimiques illicites.

Au cours de ce point de presse, le professeur Boyodé a également clarifié la relation entre ANIAC-TOGO et les sociétés basées dans la commercialisation des produits chimiques. Ainsi l’objectif n’est pas d’interdire la commercialisation par ces sociétés mais d’établir un partenariat de confiance entre l’autorité nationale et ces structures.