Togo/ Violences en milieu scolaire à Dodomé : Un enseignant mort après une agression

Un drame a secoué le milieu éducatif togolais le 11 janvier 2026. À l’école primaire publique de Dodomé, dans la commune du Golfe 3, un enseignant a perdu la vie à la suite de violents incidents survenus lors d’un match de football organisé dans l’enceinte de l’établissement. L’information a été rendue publique à travers un communiqué conjoint des ministères de la Sécurité, de l’Éducation nationale et de la Justice.

Selon les autorités, les faits se sont produits lorsque de jeunes individus ont tenté d’accéder au terrain de jeu en escaladant les murs de l’école, malgré l’ouverture du portail principal. L’enseignant, assisté du gardien, leur a demandé de respecter les règles d’accès et de sécurité en vigueur dans le milieu scolaire. Cette intervention a provoqué une réaction violente de la part des jeunes, qui ont lancé des pierres et divers projectiles.

Grièvement touché à la tête, l’enseignant a été évacué en urgence vers une formation sanitaire. Il a malheureusement succombé à ses blessures. Une enquête a été ouverte sur instruction du Procureur de la République près le tribunal de Lomé. À ce jour, neuf suspects âgés de 16 à 19 ans ont été interpellés et placés en garde à vue. Les investigations se poursuivent afin d’établir toutes les responsabilités.

Les ministres concernés ont condamné avec la plus grande fermeté ces actes jugés inacceptables en milieu scolaire. Ils ont présenté leurs condoléances à la famille de la victime et exprimé leur solidarité à l’ensemble de la communauté éducative. Ils ont rappelé que les établissements scolaires sont des espaces protégés et ont appelé les populations, en particulier les jeunes, au civisme, à la responsabilité et au respect strict des règles.

Tanzanie- La présidente Samia Suluhu Hassan critiquée pour les restrictions d’Internet et les atteintes à la démocratie

Depuis les élections générales du 29 octobre 2025, la Tanzanie traverse une période politique tendue. La présidente Samia Suluhu Hassan, au pouvoir depuis 2021, est accusée par plusieurs organisations locales et internationales de rétrécir l’espace démocratique dans le pays.

Pendant le scrutin, l’accès à Internet a été fortement limité a savoir : réseaux sociaux bloqués, coupures de connexion sur les téléphones et restrictions d’accès aux sites d’information. Beaucoup de Tanzaniens n’ont pas pu communiquer ni suivre les résultats en temps réel. Selon les observateurs, ces coupures visaient à empêcher la diffusion d’informations indépendantes et à freiner les mobilisations de l’opposition.

En parallèle, plusieurs dirigeants de partis d’opposition ont été arrêtés ou placés en détention pour avoir contesté les résultats ou appelé à des manifestations pacifiques. Des journalistes et défenseurs des droits humains dénoncent également des intimidations, censures et fermetures de médias critiques du gouvernement.

Malgré un discours officiel qui parle de « modernisation numérique » et de « stabilité politique », les faits montrent une forte centralisation du pouvoir et un contrôle accru de l’espace public et numérique. Pour beaucoup, la Tanzanie risque de perdre les progrès démocratiques obtenus ces dernières années si ces pratiques se poursuivent.

Cameroun : des opposants arrêtés, la tension politique augmente

Depuis le 25 octobre 2025, plusieurs opposants au pouvoir ont été arrêtés à Yaoundé et à Douala. Parmi eux, des membres du parti de Maurice Kamto, le MRC. Selon la police, ces arrestations sont liées à des “troubles à l’ordre public”. Mais pour les familles et les proches, c’est une manière d’empêcher les opposants de s’exprimer librement.

Le gouvernement explique qu’il veut éviter des manifestations non autorisées qui pourraient créer le désordre. Le ministère de l’Administration territoriale a précisé que les personnes arrêtées seront interrogées et jugées selon la loi.

Des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch dénoncent ces arrestations. Elles demandent au Cameroun de respecter la liberté d’expression et de libérer les personnes arrêtées pour leurs opinions politiques.

Ces événements montrent que la situation politique reste tendue au Cameroun. Beaucoup appellent au dialogue entre le gouvernement et l’opposition pour éviter de nouvelles crises.

Criminalité : INTERPOL publie les résultats de son opération anti-sextorsion en Afrique

INTERPOL a récemment publié les résultats de sa vaste opération anti-sextorsion, Contender 3.0, menée dans 14 pays africains. L’opération, dont les résultats ont été annoncés en septembre 2025, visait à protéger les victimes et à démanteler les infrastructures utilisées par les cybercriminels (INTERPOL, 2025).

L’opération s’est déroulée du 28 juillet au 11 août 2025 et a permis l’arrestation de 260 suspects et la saisie de 835 appareils numériques. Les enquêtes ont identifié 1 463 victimes, avec des pertes financières estimées à près de 2,8 millions de dollars américains. De plus, 81 infrastructures cybercriminelles ont été fermées à travers le continent.

Des pays comme le Ghana et l’Angola ont joué un rôle central, arrêtant respectivement 68 et 8 individus impliqués dans ces arnaques. L’action a été renforcée par la collaboration avec des partenaires privés tels que Group-IB et Trend Micro, facilitant le partage de données et les capacités opérationnelles des forces locales.

Selon Cyril Gout, directeur exécutif par intérim des services de police d’INTERPOL, la croissance des plateformes en ligne a ouvert de nouvelles opportunités pour les réseaux criminels, causant à la fois des pertes financières et des dommages psychologiques aux victimes. Cette opération souligne l’importance d’une coopération internationale soutenue pour lutter efficacement contre la cybercriminalité en Afrique.