Le Togo n’a pas encore écoulé le stock de sa production café cacao pour la campagne 2025-2026. Cette situation découle de la chute des prix sur le marché international. Pour trouver une solution idoine et permettre un écoulement rapide de ce stock, le Comité de coordination pour les filières café et cacao CCFCC a organisé une rencontre ce 27 janvier 2026 à Lomé. Cette rencontre a réuni les associations des producteurs, des acheteurs, des exportateurs, des transformateurs ainsi que les techniciens des deux filières. L’objectif est clair éviter que cette campagne ne se transforme en perte définitive pour les acteurs.

Depuis le second semestre 2025, les marchés internationaux ont connu un net retournement de tendance. Après des niveaux historiquement élevés, les prix du cacao ont fortement chuté. En janvier 2026, le cours est descendu à environ 4 054 dollars la tonne avant de se stabiliser autour de 4 324 dollars la tonne. Cette baisse brutale a freiné la commercialisation. Le café, de son côté, est resté très volatil. Après des records en 2025, les prix ont reculé en janvier 2026 pour se situer autour de 4 132 dollars la tonne. Cette situation rend la mise à marché plus délicate pour les pays producteurs comme le Togo.

En Afrique de l’Ouest, deux systèmes de commercialisation existent. En Côte d’Ivoire et au Ghana, l’État fixe les prix bord champ en début de campagne. Pour 2025-2026, ces pays ont maintenu des prix élevés aux producteurs malgré la chute des cours mondiaux, grâce à des mécanismes de compensation. Le Togo, lui, a opté pour un système libéralisé où les prix suivent directement le marché international. Dans ce contexte, le CCFCC joue un rôle clé en publiant des prix indicatifs tous les quinze jours afin d’orienter les transactions et de protéger l’équilibre entre producteurs, acheteurs et exportateurs.
Pour la période du 16 au 31 janvier 2026, le prix indicatif est fixé à 1 530 FCFA le kilo pour le café et à 1 885 FCFA le kilo pour le cacao. Sur le terrain, les prix bord champ sont d’environ 1 800 FCFA le kilo pour le café et oscillent entre 1 500 et 1 800 FCFA pour le cacao. Malgré ces niveaux, près de 1 500 tonnes de cacao restent encore en stock.
Face à cette situation, le secrétaire général du CCFCC, Anselme Gouthon, a appelé les associations à faire preuve de responsabilité. Il les invite à accepter les nouveaux prix et à consentir un sacrifice afin de permettre l’écoulement rapide du stock et de sortir de l’impasse actuelle.



















