Bénin/ Les putschistes tuent l’épouse du général Bertin Bada lors de l’assaut contre son domicile

Au lendemain de la tentative de coup d’État du 7 décembre, le Bénin reste marqué par les violences qui ont éclaté à Cotonou. Un groupe de militaires a mené un assaut contre plusieurs points sensibles, dont le domicile du général Bertin Bada, directeur de cabinet militaire du président Patrice Talon. Cette attaque ciblée a plongé tout le quartier dans la peur et la confusion.

Selon les premières informations recueillies sur place, l’assaut contre la résidence du général a été particulièrement violent. Des échanges de tirs ont éclaté autour de la maison, causant une situation chaotique en quelques minutes. C’est dans ces circonstances dramatiques que l’épouse du général Bada a perdu la vie, touchée lors de l’opération menée par les militaires impliqués dans le putsch.

Alors que les forces régulières ont repris le contrôle de la situation et annoncé l’échec de la tentative de renversement du pouvoir, la mort de cette femme crée une onde de choc au sein de l’opinion publique. Le pays reste sous tension, et beaucoup demandent que toute la lumière soit faite sur les responsabilités et les circonstances exactes de ce drame.

Guinée-Bissau : la CEDEAO condamne l’acte et désigne Faure Gnassingbé comme chef de mission de la médiation

Le 27 novembre 2025, le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) de la CEDEAO s’est réuni en session extraordinaire sous la présidence de Julius Maada BIO, Président de la Sierra Leone, pour examiner la situation en Guinée-Bissau après le coup d’État du 26 novembre. Plusieurs chefs d’État et ministres de la région, ainsi que des représentants de l’Union Africaine et des Nations Unies, ont pris part à cette réunion par vidéoconférence.

Le CMS a fermement condamné le coup d’État qui survient juste après les élections présidentielles et législatives du 23 novembre 2025. Le Conseil a insisté sur le respect de la volonté du peuple bissau-guinéen et a appelé à la restauration immédiate et sans condition de l’ordre constitutionnel.

Tout en condamnant le coup d’État, la CEDEAO a désigné le président du Conseil Faure Gnassingbé du Togo, comme chef de la mission de médiation de haut niveau en Guinée-Bissau. Il sera accompagné de dirigeants de Cabo Verde et du Sénégal, ainsi que du Président de la Commission de la CEDEAO, pour rétablir la stabilité et protéger le processus démocratique.

Le CMS a également exigé la libération immédiate de toutes les personnalités détenues, y compris le Président Umaro Sissoco Embaló, et a rappelé aux forces armées de regagner leurs casernes. La Guinée-Bissau est suspendue de toutes les instances décisionnelles de la CEDEAO jusqu’au rétablissement complet de l’ordre constitutionnel.

Guinée-Bissau – L’armée reproche au président déchu son échec dans la lutte contre corruption et le trafic de drogue

Le coup d’État en Guinée-Bissau a été justifié par ses auteurs. En effet, à peine Umaro Embaló Cissoko renversé, l’armée a rapidement nommé son remplaçant, qui a prêté serment. Il s’agit du général Horta N’Tam, investi président de transition. Lors de sa prestation de serment, il a mis en exergue les vraies causes de ce coup d’État.

La raison principale serait la corruption à grande échelle qui sévissait dans le pays sous le nez et à la barbe du chef de l’État. Horta N’Tam a déclaré qu’il entendait mener « un combat sans concession contre les réseaux de trafic de drogue et de corruption », qu’il a décrits comme « des fléaux qui rongent l’État et la société ». L’armée justifie ainsi son intervention comme nécessaire pour restaurer l’ordre, la sécurité nationale et pour combattre ces maux.

Reconnu pour être l’un des centres névralgiques de la corruption en Afrique de l’Ouest, Umaro Embaló Cissoko n’aura visiblement pas fait grande chose pour que cette pratique malsaine cesse dans son pays.

L’armée, par ce coup d’État, veut prendre les taureaux par les cornes et balayer le pays de ses cas infestés, en s’attaquant prioritairement à la corruption et au trafic de drogue qui minent les institutions depuis des années.

Guinée-Bissau : Coup d’État en cours, le Président arrêté

Ce mercredi 26 novembre 2025, des tirs ont été entendus près du palais présidentiel de Bissau. Selon certaines sources, notamment Jeune Afrique, le président Umaro Sissoco Embaló aurait été arrêté. Plusieurs hauts responsables, dont le chef d’état-major général Biague Na Ntan, son adjoint Mamadou Touré et le ministre de l’Intérieur Botché Candé, auraient également été interpellés.

Si la situation reste confuse , l’identité des auteurs des tirs et leurs intentions exactes ne sont pas non plus confirmées. Cette crise survient quelques jours seulement après une présidentielle très disputée, que le président revendique gagnée à 65 % selon ses propres chiffres.