Togo/ Les Communes de plus en plus sales: Cas préoccupant des routes

Dans une Commune, le Maire est le premier responsable de la gestion locale. Il est chargé d’organiser la vie collective, d’assurer le bien-être des populations et de veiller à un cadre de vie sain.

À ce titre, la salubrité publique fait partie de ses missions essentielles. Un Maire doit anticiper les problèmes d’insalubrité, mobiliser les services compétents et prendre des décisions concrètes pour maintenir la propreté des rues, des marchés et surtout des routes.

Aujourd’hui, l’insalubrité devient de plus en plus visible dans plusieurs Communes du Togo. Les routes, autrefois bien entretenues, donnent une image triste et négligée.

La poussière, les déchets et le sable envahissent les voies, rendant la circulation difficile et dangereuse. Cette situation pose un vrai problème de santé publique et nuit à l’image des Communes, alors que le nettoyage et l’entretien réguliers devraient être une priorité.

Depuis les dernières élections municipales de 2025, de nombreux citoyens constatent que plusieurs routes ont perdu la couleur noire du goudron. À la place, le sable s’accumule parce que les caniveaux ne sont pas curés et que les voies ne sont pas balayées.

Ce phénomène touche plusieurs Communes. La salubrité ne semble pas occuper une place importante dans les actions de certains Maires, malgré les attentes fortes des populations.

Pourtant, des solutions existent. Plusieurs associations locales font un travail utile dans le domaine de la salubrité. Les maires peuvent faire appel à elles et négocier des prestations adaptées aux moyens des Communes. Les services publics ne peuvent pas tout faire seuls.

Même si les citoyens ne connaissent pas clairement les contrats entre les mairies et ces services, une chose est certaine, le maire doit rendre sa Commune propre. Cet appel se veut une sensibilisation pour rappeler que la propreté des routes et des quartiers est un devoir, mais aussi un signe de respect envers les populations.

Qui sera maire de la Commune Golfe 4 : une femme ou un homme ?

Au Togo, les élections des maires ont débuté en ce début de semaine, marquant une nouvelle étape dans la vie politique locale. À la surprise générale, les premiers élus ne sont pas toujours ceux que les populations attendaient. Alors que beaucoup espéraient le retour des anciens maires à la tête de leurs communes, ce sont de nouveaux visages qui ont été désignés aussi bien au Nord qu’au Sud du pays.

Dans les communes Golfe 1 et Golfe 4, le suspense reste entier. Deux poids lourds de la scène politique nationale, longtemps dans un même parti avant de suivre des chemins différents, verront leur destin se jouer ce vendredi.

En effet, dans la Commune Golfe 1, les élections ont lieu dans la matinée de ce 17 octobre 2025. Le maire sortant, Gomado ancien membre de l’ANC et aujourd’hui au sein du regroupement TOVIA joue sa carte pour conserver son siège. Ce dernier a par ailleurs été nommé récemment dans le nouveau gouvernement, une donnée qui pourrait peser sur le choix des électeurs locaux. L’après-midi, ce sera au tour de Jean-Pierre Fabre, président du parti d’opposition ANC et actuel maire de Golfe 4, de savoir s’il sera réélu ou évincé.

Le système de décentralisation au Togo associe les maires aux gouverneurs et aux préfets dans la gestion territoriale. Le pays est divisé en cinq grandes régions, chacune administrée par un représentant de l’État. Le Grand Lomé, district autonome, est dirigé par une femme.

Dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, les élections locales ont déjà porté des femmes à la tête de certaines communes. Dans la préfecture du Golfe, en revanche, une seule femme dirige actuellement une commune sur les sept que compte la zone. La probabilité est donc forte que les élections dans les communes Golfe 1 et Golfe 4 ouvrent la voie à une deuxième femme maire dans le Golfe.

L’issue de ces scrutins très attendus pourrait ainsi marquer un tournant politique, mais aussi symbolique, en matière de représentation féminine dans la gouvernance locale au Togo.

Décentralisation : A UNIR la junte féminine sera représentative.

A UNIR, Union pour la République, les femmes veulent amener leurs camarades à occuper une place de choix dans le processus de décentralisation. Pour ce faire, le Mouvement des Femmes Unir (MFU) a organisé une causerie débat autour du thème « Femme UNIR engage toi dans le processus de décentralisation de ton pays » le mercredi 7 mars 2018, veille de la célébration de la journée internationale de la femme.

Pour Atoemne Mensah déléguée à la communication du MFU, cette rencontre est d’abord une initiative du Président de leur parti, président de la république qui ; sait que pour réussir sa politique, il doit composer avec les femmes. « Nous avons assez fait de meubler les fora des hommes, nous avons toujours été au devant de toutes les luttes salvatrices mais une fois les résultats tombés, c’est nous mêmes qui courrons à nos casseroles pour laisser la place libre aux hommes. Nous avons notre place au sein de toutes les instances de prises de décisions à la seule condition que nous nous mobilisions pour agir »

Le MFU ainsi veut à travers ses rencontres encourager les femmes à déclarer leur candidature pour faire valoir leur potentialité jusque là cachée ou minimisée.

Agir pour Bâtir la Cité le nouveau projet qui implique davantage les populations dans le processus de décentralisation

Le processus de décentralisation que le Togo veut amorcer bientôt, nécessite une implication des populations dans la gestion des joyaux publics. Mais comment peut-on prétendre impliquer ces populations si on n’attire pas d’ores et déjà leur attention sur les responsabilités les plus élémentaires qu’elles doivent prendre ?

C’est donc face à cette problématique que le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) a initié le projet  Agir pour Bâtir la Cité (ABC), qui a été lancé le 29 juillet dans la banlieue nord de Lomé (Agoè marché de  Cacaveli).  Selon  Kovi Adanbounou président du  CJD, le processus de décentralisation n’engage pas seulement les organisations administratives locales mais plutôt demande beaucoup de devoir  aux populations qui sont membres des communautés. «  C’est la mesure  du devoir qui nous incombe en tant que membres de ces différentes communautés dans ce processus de décentralisation qui motive  le Collectif des Jeunes Pour le Développement à initier le projet « ABC : Agir pour Bâtir la Cité » en vue de réfléchir  et d’agir ensemble pour contribuer efficacement au développement de nos communautés à la base. » a-t-il ajouté

Ainsi l’initiative va inclure des tournées de sensibilisations ; des actions citoyennes et des dons d’accompagnement pour montrer que le développement des communautés est un processus de coopération volontaire d’entraide et de construction de liens sociaux entre les résidents et les institutions de la communauté.

Il faut rappeler que des représentants des ministères de la communication et de la décentralisation ont pris part au  lancement de ce projet.