Le Togo met le cap sur 2026 avec des ambitions mesurées

À l’approche de 2026, le Togo avance avec prudence et réalisme. Les autorités togolaises ne parlent pas de rupture brutale, mais d’anticipation et de continuité. Le budget de l’État est présenté comme un outil pour consolider les acquis tout en tenant compte des contraintes économiques actuelles.

Dans un contexte international encore incertain, le pays fait le choix d’une ambition mesurée. Il s’agit de protéger les plus vulnérables, renforcer les services essentiels et maintenir l’équilibre des finances publiques. La santé, l’éducation, la protection sociale, l’eau potable et l’électricité restent au centre des priorités sans promesses excessives.

Le budget 2026, arrêté à 2 751 milliards de francs CFA, traduit cette ligne de conduite. L’État vise une croissance de 6,5 %, au-dessus des prévisions régionales, tout en cherchant à préserver la stabilité économique. L’approche retenue se veut progressive, responsable et orientée vers le bien-être collectif.

Faure Gnassingbé au Sommet de la Diaspora 2025 à Accra

Le président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, prend part ce 19 décembre 2025 à Accra aux travaux du Sommet de la Diaspora 2025.

La rencontre réunit des dirigeants africains, des panafricanistes, des universitaires et des membres de la diaspora africaine. Elle vise à renforcer la contribution de la diaspora au développement économique, social et culturel, tout en promouvant la dignité des Africains et des afrodescendants.

Invité d’honneur, Faure Gnassingbé partagera l’expérience du Togo après le neuvième Congrès panafricain tenu à Lomé. Il présentera aussi les mécanismes mis en place pour encourager les investissements de la diaspora et valoriser les compétences des Togolais de l’extérieur.

L’Assemblée nationale adopte le budget 2026 pour renforcer le développement social du Togo

L’Assemblée nationale du Togo a adopté ce 9 décembre 2025 le budget de l’État pour l’année 2026. Le montant total est de 2 751,5 milliards de francs CFA, ce qui représente une hausse par rapport à l’année précédente. Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, ce budget a pour but de soutenir la croissance du pays et d’améliorer les services offerts à la population.

Les travaux réalisés en commission ont apporté quelques ajustements tout en gardant l’équilibre général du budget. Le gouvernement souhaite poursuivre la modernisation des infrastructures, renforcer l’administration publique et encourager la transformation économique. Plusieurs secteurs importants reçoivent ainsi des moyens supplémentaires pour continuer les projets déjà engagés.

La dimension sociale reste une priorité forte. Près de la moitié du budget est consacrée à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, à l’énergie et à la protection sociale. Ces choix visent à répondre aux besoins d’une population jeune et à consolider les progrès obtenus ces dernières années, malgré un contexte régional difficile.

Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat pour une seconde lecture. L’adoption finale est attendue avant la fin de l’année afin de permettre l’application du budget dès le 1ᵉʳ janvier 2026. Ce cadre financier confirme la volonté du Togo de poursuivre une politique axée sur l’inclusion sociale, la croissance économique et la bonne gestion des ressources publiques.

L’UNFPA félicite le Togo pour ses actions en faveur de l’éducation des jeunes

Le Président du Conseil Faure Gnassingbé a reçu ce 9 décembre 2025 la visite de la responsable de l’UNFPA, Diène Keita. La rencontre s’est déroulée à Lomé en présence de la représentante de l’agence au Togo, Elise Kakam. Les discussions ont été centrées sur les actions du pays pour soutenir l’éducation et l’épanouissement des jeunes.

Diène Keita a salué le travail accompli par le Togo dans la formation et l’accompagnement de la jeunesse. Elle a expliqué que l’UNFPA souhaite renforcer son partenariat avec le pays afin de donner plus d’opportunités aux jeunes, notamment dans l’accès au savoir et aux programmes éducatifs. Pour elle, le Togo montre un engagement sérieux dans ce domaine.

Elle a aussi remercié le Président du Conseil pour l’organisation réussie du neuvième Congrès panafricain. Selon elle, cet événement renforce la place du Togo dans les grandes initiatives africaines prévues dans l’agenda 2063 de l’Union africaine. Elle a encouragé la poursuite de ce type d’actions qui mettent la jeunesse au cœur du développement.

L’UNFPA reste très active au Togo à travers plusieurs programmes. L’agence appuie le pays dans la santé maternelle, l’égalité entre les sexes, la planification familiale et la croissance démographique. Elle a assuré qu’elle continuera à accompagner le gouvernement pour améliorer les conditions de vie des jeunes et des familles.

Quand l’Arabie saoudite propose 600 milliards aux États-Unis mais parle de mosquées en Afrique

L’Arabie saoudite n’a pas la même attitude selon les régions. Au Burkina Faso, le royaume a été associé à une offre de projets religieux, comme la construction de mosquées, ce qui montre surtout sa volonté d’élargir son influence par la religion. Sur un continent où les besoins tournent autour de l’éducation, de la technologie ou de l’industrie, cette approche donne l’impression que la priorité donnée à l’Afrique reste très limitée.

En Occident, l’attitude change complètement. Aux États-Unis, le prince héritier parle d’investissements massifs et évoque même un engagement pouvant atteindre 600 milliards de dollars. Là-bas, l’Arabie saoudite cherche l’influence par l’économie, la technologie et les grands partenariats. Ce contraste est frappant, car ce ne sont pas des mosquées qu’elle propose, mais des milliards pour renforcer son poids stratégique.

Cette différence crée un malaise bien réel. Beaucoup se demandent pourquoi l’Afrique reçoit surtout la religion alors que l’Occident reçoit l’argent. L’exemple du Burkina Faso illustre parfaitement cette dichotomie tant que les pays africains n’exigeront pas clairement des investissements économiques, ils continueront d’être perçus comme des terrains d’influence religieuse plutôt que comme des partenaires de développement.

L’Allemagne renforce son appui au Togo avec plus de 50 millions d’euros pour le développement

Les négociations sur la coopération bilatérale entre le Togo et l’Allemagne se sont tenues les 11 et 12 novembre 2025 à Berlin. Conduites par M. Bèguèdouwè Paneto pour la partie togolaise et Mme Dr. Bärbel Kofler pour la partie allemande, ces discussions ont permis de faire le point sur les actions en cours et de définir de nouveaux engagements dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’agriculture, la santé, la gouvernance et les énergies renouvelables.

Au terme des échanges, la République fédérale d’Allemagne a annoncé un nouvel appui de 50,3 millions d’euros, dont 17,5 millions pour la coopération technique et 32,8 millions pour la coopération financière. Cet engagement vient s’ajouter à l’enveloppe déjà disponible de 517,16 millions d’euros, portant ainsi le portefeuille global de la coopération allemande au Togo à 567,46 millions d’euros, soit environ 372 milliards FCFA.

Ces fonds permettront de renforcer les programmes dans trois secteurs majeurs : l’agriculture et la transformation alimentaire, la bonne gouvernance et le développement territorial, ainsi que la santé et la protection sociale. L’Allemagne confirme ainsi sa position de premier partenaire bilatéral du Togo, un pays qui figure désormais parmi ceux bénéficiant du plus fort appui allemand par habitant.

Les deux gouvernements ont salué la qualité du partenariat germano-togolais, fondé sur la confiance et l’alignement sur les priorités nationales. Ils ont signé un procès-verbal pour formaliser les nouveaux engagements et convenu de tenir la prochaine session des négociations en 2028 à Lomé. Cette coopération s’inscrit dans la continuité du partenariat pour les réformes de 2021, soutenant la transformation économique du Togo à travers des réformes ambitieuses et des projets cofinancés par l’Union européenne et ses partenaires.

Togo/ Ces 5 priorités du tout premier gouvernement de la Ve République

Le Togo vient d’ouvrir une nouvelle page de son histoire politique avec la formation du premier gouvernement de la Ve République. Cette étape marque un tournant important pour la vie publique du pays. Sous la direction du Président du Conseil Faure Gnassingbé, cette équipe veut imprimer un rythme nouveau, plus rapide et plus proche des réalités vécues par les citoyens.

Ce gouvernement repose sur cinq grandes priorités. La première est de renforcer l’efficacité dans l’action publique. Chaque ministère est organisé pour produire des résultats visibles dans des domaines comme l’éducation, la santé, l’énergie, la sécurité ou encore la souveraineté économique. L’idée est de faire en sorte que chaque décision ait un impact concret sur la vie des populations.

La deuxième priorité est la détermination dans le travail. Pour être plus réactifs, les ministres et ministres délégués formeront de véritables équipes. Cela permettra de donner plus de force et de rapidité à la mise en œuvre des politiques publiques. La troisième priorité est d’être à l’écoute des citoyens. Le gouvernement veut agir en partant des besoins réels des communautés, partout sur le territoire.

La quatrième priorité est le renouvellement. L’équipe combine des responsables expérimentés et de nouveaux visages, ce qui traduit une volonté de faire avancer le pays tout en gardant une base solide. Enfin, la cinquième priorité est l’ouverture politique. Ce gouvernement est le reflet de la diversité des sensibilités représentées à l’Assemblée nationale, une preuve de maturité démocratique.

Avec cette équipe resserrée mais dynamique, le Togo envoie un message clair à ses citoyens et à ses partenaires. Le pays veut avancer plus vite, aller plus loin et bâtir une gouvernance moderne et responsable. Ce nouveau départ place le citoyen au centre de l’action publique et fait de l’efficacité une véritable priorité nationale.