Selon Machiavel, le concept de la vérité n’est pas moral mais politique

Très souvent, les gens déplorent le comportement d’un proche, d’une connaissance ou même d’une personne après une nomination, car celle-ci a soudainement changé. Machiavel aborde ce phénomène dans son livre Le Prince.

Selon Machiavel, le concept de la vérité n’est pas moral mais politique. Dans l’histoire de la pensée politique, Niccolò Machiavel occupe une place particulière. Souvent accusé de cynisme, il est en réalité un réaliste qui cherche à comprendre le pouvoir tel qu’il fonctionne réellement, loin des idéaux moraux. Dans son œuvre majeure Le Prince, Machiavel affirme une idée dérangeante : la vérité n’est pas une question de morale, mais de politique.

La vérité n’est pas une valeur morale

Pour Machiavel, la vérité n’est pas une valeur à défendre pour elle-même. Il ne s’agit pas de dire la vérité parce que c’est noble ou juste. Le monde politique n’est pas un lieu où les principes moraux se réalisent facilement. Au contraire, la politique est le domaine où les hommes sont guidés par leurs intérêts, leurs peurs et leurs ambitions.

Machiavel observe que les peuples ne se comportent pas toujours de façon vertueuse. Ils sont changeants, parfois ingrats, et surtout influencés par les apparences. Dans ce contexte, la vérité morale devient une faiblesse si elle empêche le prince de protéger l’État.

La vérité est liée à l’efficacité du pouvoir

Chez Machiavel, ce qui compte avant tout, c’est l’efficacité. La vérité politique est celle qui permet au dirigeant de maintenir l’ordre, la stabilité et la sécurité de l’État. Si dire la vérité affaiblit l’autorité du prince ou met en danger le royaume, alors cette vérité n’est plus utile.

Ainsi, le prince doit parfois agir contre la morale pour sauver l’État. Ce n’est pas parce qu’il est mauvais, mais parce que la réalité politique impose des choix difficiles.

L’apparence vaut parfois plus que la réalité

Une des idées centrales chez Machiavel est que les hommes jugent plus par ce qu’ils voient que par ce qu’ils savent réellement. Dans le monde politique, l’apparence peut être plus importante que la vérité. Le prince doit donc savoir paraître vertueux, juste et courageux, même si ses actions réelles ne correspondent pas toujours à cette image.

Togo/ Ces 5 priorités du tout premier gouvernement de la Ve République

Le Togo vient d’ouvrir une nouvelle page de son histoire politique avec la formation du premier gouvernement de la Ve République. Cette étape marque un tournant important pour la vie publique du pays. Sous la direction du Président du Conseil Faure Gnassingbé, cette équipe veut imprimer un rythme nouveau, plus rapide et plus proche des réalités vécues par les citoyens.

Ce gouvernement repose sur cinq grandes priorités. La première est de renforcer l’efficacité dans l’action publique. Chaque ministère est organisé pour produire des résultats visibles dans des domaines comme l’éducation, la santé, l’énergie, la sécurité ou encore la souveraineté économique. L’idée est de faire en sorte que chaque décision ait un impact concret sur la vie des populations.

La deuxième priorité est la détermination dans le travail. Pour être plus réactifs, les ministres et ministres délégués formeront de véritables équipes. Cela permettra de donner plus de force et de rapidité à la mise en œuvre des politiques publiques. La troisième priorité est d’être à l’écoute des citoyens. Le gouvernement veut agir en partant des besoins réels des communautés, partout sur le territoire.

La quatrième priorité est le renouvellement. L’équipe combine des responsables expérimentés et de nouveaux visages, ce qui traduit une volonté de faire avancer le pays tout en gardant une base solide. Enfin, la cinquième priorité est l’ouverture politique. Ce gouvernement est le reflet de la diversité des sensibilités représentées à l’Assemblée nationale, une preuve de maturité démocratique.

Avec cette équipe resserrée mais dynamique, le Togo envoie un message clair à ses citoyens et à ses partenaires. Le pays veut avancer plus vite, aller plus loin et bâtir une gouvernance moderne et responsable. Ce nouveau départ place le citoyen au centre de l’action publique et fait de l’efficacité une véritable priorité nationale.