Antoine Tshisekedi Tshilombo en visite de travail à Lomé

Le Président de la République démocratique du Congo, Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué ce lundi 12 janvier 2026 une visite de travail à Lomé. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre la RDC et le Togo.

À son arrivée dans la capitale togolaise, le Chef de l’État congolais a été accueilli par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Les deux dirigeants ont ensuite tenu une séance de travail consacrée à la coopération bilatérale, à la situation dans l’Est de la RDC et aux questions d’intégration inter-régionale.

Les échanges ont également porté sur les enjeux de paix et de sécurité sur le continent africain, avec un accent particulier sur la région des Grands Lacs. Cette zone reste confrontée à une instabilité aux lourdes conséquences économiques et humanitaires.

À cette occasion, le Président Antoine Tshisekedi Tshilombo a salué les efforts de médiation de Faure Essozimna Gnassingbé pour une solution durable à la crise dans l’Est de la RDC. Pour rappel, le Président du Conseil togolais est le médiateur désigné par l’Union africaine pour la région des Grands Lacs.

Gouvernance économique: Le Togo confirmé parmi les économies les plus dynamiques en 2025

Les évaluations internationales publiées en 2025 mettent en lumière les résultats de la gouvernance économique conduite par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Dans un contexte sous-régional incertain, le Togo affiche une croissance estimée à environ 6,5%. Cette performance place le pays parmi les économies les plus dynamiques de la sous-région.

Cette croissance a permis au produit intérieur brut nominal de dépasser le seuil symbolique des 6 000 milliards de FCFA. Elle repose sur des réformes menées avec régularité. La gestion des finances publiques s’est améliorée. La mobilisation des ressources internes a été renforcée. Les dépenses publiques ont été mieux rationalisées et l’administration économique modernisée.

Sur le plan social, le Rapport sur le développement humain 2025 marque une avancée notable. Avec un indice de développement humain de 0,571, le Togo sort de la catégorie des pays à faible développement humain. Il entre désormais dans celle des pays à développement humain moyen. Au sein de l’UEMOA, le pays se hisse à la deuxième place, derrière la Côte d’Ivoire.

Les institutions internationales saluent également la qualité des politiques publiques. Selon l’évaluation CPIA 2025, le Togo obtient un score de 3,8 sur 6. Ce résultat est supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Le pays se classe quatrième en Afrique de l’Ouest et deuxième dans l’UEMOA. Les progrès sont visibles en matière d’inclusion sociale, d’équité et de gestion économique.

Le climat des affaires connaît aussi une évolution positive. Dans les classements B-READY, le Togo figure parmi les meilleurs en Afrique. Il se distingue par les réformes facilitant la création d’entreprises. Cette dynamique renforce l’attractivité du pays pour les investisseurs.

En 2025, ces reconnaissances confirment la crédibilité économique du Togo. Elles traduisent la solidité du leadership du Président du Conseil. La stratégie engagée vise une croissance durable, inclusive et respectée sur la scène internationale.

Togo-AMU/ 2025, une année de consolidation au service de la santé pour tous

L’année 2025 a confirmé l’Assurance Maladie Universelle comme un pilier important de la politique sociale portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. À travers ce mécanisme, l’État togolais renforce l’idée que l’accès aux soins est un droit fondamental. La mise en œuvre progressive de l’AMU vise à réduire les inégalités et à offrir une meilleure protection sanitaire aux populations sur l’ensemble du territoire.

Sur le plan de l’organisation, l’AMU repose sur une structure désormais solide, avec l’Institut national d’assurance maladie et la Caisse nationale de sécurité sociale. Ce cadre permet de prendre en charge les agents publics, les retraités et certaines catégories socioprofessionnelles. En 2025, des efforts ont été faits pour améliorer la coordination, renforcer les contrôles et développer la digitalisation, ce qui a facilité l’accès aux prestations et amélioré la qualité des services.

La couverture maladie a continué de s’étendre de façon progressive et maîtrisée. En plus des agents de l’État, de nouvelles catégories de bénéficiaires ont été intégrées, notamment grâce à des mécanismes de prise en charge subventionnée pour les populations vulnérables. À la fin de l’année 2025, plusieurs centaines de milliers de Togolais bénéficient déjà d’une couverture maladie formelle, montrant la montée en puissance constante du dispositif.

Au-delà de l’aspect social, l’Assurance Maladie Universelle contribue aussi au financement du système de santé. En assurant des ressources régulières aux hôpitaux et centres de santé, elle améliore leur stabilité et leur capacité d’organisation. En lien avec d’autres programmes sociaux et sanitaires de l’État, l’année 2025 apparaît comme une étape de consolidation, préparant une extension progressive et durable de l’Assurance Maladie Universelle à l’ensemble de la population.

Le ministre Robert Dussey dresse le bilan de la diplomatie togolaise de l’année écoulée

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Professeur Robert Dussey, fait le point sur l’action diplomatique du Togo en 2025. Dans cet entretien de fond, il revient sur les grandes orientations de la diplomatie togolaise sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le rôle du Togo dans la promotion du panafricanisme, la médiation pour la paix en Afrique, la lutte pour la reconnaissance et la réparation des injustices historiques, ainsi que le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux.

Monsieur le Ministre, comment expliquez-vous ce regain de vitalité de la diplomatie togolaise ?

Robert Dussey : Bonjour monsieur ! C’est toujours pour moi un réel plaisir autant qu’un agréable devoir de me livrer, à chaque fin d’année, à cet exercice qui consiste à faire le bilan de l’action diplomatique du Togo et présenter les défis auxquels nous sommes confrontés.
Dans le contexte actuel d’un monde marqué par la complexification des défis politiques et sécuritaires, le renversement des équilibres mondiaux sur fonds d’émergence de nouveaux pôles de puissance et le recul du multilatéralisme, le Togo, sous le leadership du Président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBÉ, a fait le choix d’ancrer son action diplomatique dans le renforcement de son engagement pour la paix en Afrique et dans le monde, la lutte pour la réparation des injustices historiques vécues par les peuples africains et la mobilisation des diasporas et des afrodescendants autour de l’idéal panafricain. En ces temps où s’amorce une bascule vers un monde nouveau multipolaire, notre ambition est de mobiliser tous les pays africains en vue d’une redéfinition de la vision stratégique du continent pour lui permettre d’avoir une position et une voix fortes susceptibles d’infléchir les grandes orientations mondiales au profit des intérêts de l’Afrique. Comme l’a dit le Président du Conseil à l’occasion de l’ouverture du 9ème Congrès panafricain, « nous pouvons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire, une page de dignité, une page de souveraineté, une page de renaissance ». Il est temps que l’Afrique prenne conscience de sa force réelle et de sa véritable place dans le monde. La défense de nos intérêts nationaux à travers le renforcement de la coopération avec nos partenaires et la promotion du rayonnement international du Togo constituent l’autre axe de notre action diplomatique.

Le 9ème Congrès panafricain qui s’est tenu à Lomé il y a quelques jours a été l’une de vos activités majeures pour cette année. Qu’est-ce qui explique le choix du Togo et quels sont les résultats de ce Congrès ?

Du 08 au 12 décembre 2025, notre pays a été l’épicentre du panafricanisme. Evénement hautement significatif pour le monde africain et les afrodescendants, le 9ème Congrès panafricain qui s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda 2021-2031 « Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine » de l’Union africaine, est le quatrième du genre sur le continent après les Congrès de Dar-es-Salam (1974), Kampala (1994) et Johannesburg (2014). Cette appropriation continentale du Congrès panafricain, après que les cinq premières éditions se soient tenues hors des terres africaines, se justifie par les visées émancipatrices et universalistes du mouvement panafricain. Le 9ème Congrès panafricain de Lomé a eu pour thème : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ». En confiant au Togo l’organisation de ce Congrès, l’Union africaine confirme le travail remarquable que notre pays fait depuis les années d’indépendance pour l’émancipation de l’Afrique, son affranchissement des tutelles extérieures et, depuis quelques années, la mobilisation des diasporas africaines, y compris les afrodescendants, pour le développement du continent. Le 9ème Congrès panafricain de Lomé dont la Colombie fut le pays invité d’honneur à travers la présence effective de sa Vice-présidente, S.E. Mme Francia MARQUEZ, a été l’occasion pour les représentants des Etats africains, des nations non africaines mais ayant une forte communauté de personnes d’ascendance africaine, des organisations représentatives des diasporas, des jeunes et des femmes, de réaffirmer leur engagement pour une Afrique unie, qui parle d’une seule voix pour déjouer les pièges de l’instrumentalisation et de la subordination d’où qu’ils viennent. L’appel à l’unité de l’Afrique jadis lancé par Kwame Nkrumah, l’un des pères fondateurs du panafricanisme, est toujours d’actualité. Il n’y a pas plusieurs peuples africains. Il n’y a qu’un seul peuple africain, où qu’il vive et quels que soient les pays où vivent les communautés. Le Congrès panafricain de Lomé a été l’occasion d’une véritable communion fraternelle. Le principal livrable de ce Congrès est sa déclaration finale, qui intègre celles des six précongrès régionaux tenus à Salvador de Bahia au Brésil, à Pretoria en Afrique du Sud, à Bamako au Mali, à Rabat au Maroc, à Brazzaville au Congo et à Dar-es-Salaam en Tanzanie. Outre la réaffirmation d’une vision renouvelée du panafricanisme, le 9ème Congrès a réitéré l’engagement des peuples africains et des afrodescendants en faveur de la pleine mise en œuvre du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte qui réclament de façon générale une refonte des institutions internationales pour plus d’équité et de justice et, en particulier, l’allocation à l’Afrique de deux sièges permanents et de cinq sièges non permanents au Conseil de sécurité des Nations unies. Les congressistes ont également appelé à la décolonisation de l’esprit et à la réinvention de soi à travers la promotion de la souveraineté intellectuelle et la valorisation des langues africaines, des cultures et des savoirs endogènes. Pour éviter que le 9ème Congrès panafricain ne soit un congrès de plus dont les recommandations resteraient dans les tiroirs, six importantes décisions ont été prises :
– La coordination du suivi de la mise en œuvre des engagements et décisions a été confiée au Togo qui doit l’assurer en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, les Etats africains, les nations ayant des communautés d’afrodescendants et les institutions diasporiques ;
– La mise en place d’un comité de suivi des recommandations et décisions qui assurera la continuité et la cohérence des engagements pris à Lomé ;
– L’engagement à appuyer l’institutionnalisation d’une Journée panafricaine en mémoire des déportés et des victimes de l’esclavage et de la colonisation ;
– La saisine de l’Assemblée générale des Nations unies en vue de l’adoption d’une résolution sur les réparations et les restitutions ;
– La tenue d’une édition du Congrès panafricain tous les cinq ans ;
– La transmission formelle de la Déclaration finale du 9ème Congrès panafricain de Lomé à l’Union africaine.
Je voudrais ici rassurer tous ceux qui en douteraient encore que le Togo mettra tout en œuvre pour que ces décisions ne restent pas lettres mortes.

Bonne année 2026 à tous !
Je vous remercie.

Nigeria/ Faure Gnassingbé à Abuja pour la 68e session de la conférence de la CEDEAO

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, prend part ce dimanche 14 décembre 2025 à Abuja au Nigeria à la 68e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Les travaux portent sur la situation sociopolitique en Afrique de l’Ouest, avec un accent particulier sur la Guinée-Bissau et le Bénin, à la lumière des récents développements dans ces deux pays. Les dirigeants examineront aussi les priorités économiques et sécuritaires de la sous-région.

La rencontre vise à renforcer l’intégration régionale, la paix, la stabilité et la bonne gouvernance. Un sommet spécial sur l’avenir de l’Afrique de l’Ouest est également prévu afin de définir des stratégies communes pour une coopération régionale plus efficace.

Le Togo met en avant sa couverture santé universelle à l’AISS

Le Togo a brillé lors de l’Assemblée générale de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), qui a réuni 354 organismes de protection sociale venus du monde entier. Invité à partager l’expérience du pays, Justin Tchilabalo PILANTE, Directeur général de l’Institut national d’assurance maladie (INAM), a été vivement salué pour la clarté et la force de son intervention.

Le DG PILANTE a rappelé que la couverture sociale universelle reste l’un des plus grands défis pour l’Afrique. Il a souligné que l’enjeu n’est pas seulement d’augmenter le nombre de bénéficiaires, mais aussi d’élargir les risques pris en charge, comme la maladie, encore peu couverte dans de nombreux pays africains.

Le Togo s’est illustré par un système de sécurité sociale déjà solide avant son indépendance, couvrant plusieurs risques : vieillesse, invalidité, chômage, maternité, etc. Mais c’est en 2011 que le pays a franchi une étape clé avec la création de l’INAM. Après une première phase pour les agents publics, une loi adoptée en 2020–2021 a ouvert la voie à une couverture maladie universelle pour tous les travailleurs et les populations vulnérables.

Parmi les avancées récentes figure le programme School AMU : désormais, tous les élèves des établissements publics bénéficient d’une prise en charge intégrale de leurs soins de santé, financée par l’État via l’INAM. L’objectif est clair : aucun enfant ne doit abandonner l’école pour des raisons de santé ou de manque de moyens financiers.

Cette politique sociale traduit la vision de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, qui place la santé publique et la protection sociale au cœur du développement durable. Deux piliers la soutiennent : un pilier contributif pour les salariés et un pilier assistanciel pour les plus vulnérables. Aujourd’hui, plus de 4 millions de Togolais bénéficient déjà d’une protection maladie.

Pour finir le DG PILANTE a appelé les acteurs africains à partager leurs expériences pour relever ensemble les défis de financement et d’accès équitable aux soins. Son intervention a renforcé la place du Togo comme modèle de progrès social et partenaire incontournable dans la construction d’une Afrique plus solidaire.