Clasico espagnol : le Real Madrid de Xabi Alonso au bord d’un nouveau naufrage ?

Le football espagnol retient son souffle ce dimanche pour un nouveau Clasico qui s’annonce brûlant. Ces dernières années, le FC Barcelone a souvent dicté sa loi face au Real Madrid, avec des scores sans appel avec les 5-2, 4-2, et d’autres rencontres où les Merengues ont sombré. Pour beaucoup d’observateurs, la domination barcelonaise semble désormais enracinée dans la dynamique de ce duel mythique.

Les cinq derniers Clasicos ont mis en lumière un Real Madrid en perte de repères. Malgré les ambitions affichées et le changement à la tête du club, l’arrivée de Xabi Alonso n’a pas encore produit les effets escomptés. Le nouveau coach peine à trouver la bonne formule. Son équipe paraît hésitante, incapable de maintenir un équilibre entre la défense et l’attaque. Le constat est clair, le Real n’y arrive pas.

La récente claque reçue face à l’Atlético Madrid (5-1) en début de Liga en est la preuve flagrante. Les lacunes défensives persistent, le collectif manque de liant, et même les cadres semblent avoir perdu confiance. Ce revers humiliant a ravivé les doutes et fragilisé encore davantage un vestiaire déjà sous pression.

Dans ce contexte tendu, la question se pose : le Real Madrid peut-il renverser les pronostics face à un Barça en pleine confiance ? Les Catalans, portés par leur jeu fluide et leur jeunesse talentueuse, arrivent avec la ferme intention d’enfoncer le clou. De son côté, le public du Bernabéu redoute un nouvel après-midi cauchemardesque.

Xabi Alonso et ses hommes joueront bien plus qu’un match. ils joueront leur honneur. Un sursaut est possible, mais le spectre d’un nouveau naufrage plane. Le Clasico de ce dimanche pourrait bien sceller, déjà, les limites du projet madrilène version Alonso.

Ballon d’Or 2025 : Lamine Yamal mérite-t-il vraiment sa deuxième place devant Raphinha ?

Le Ballon d’Or 2025 a couronné Ousmane Dembélé, auteur d’une saison exceptionnelle ponctuée par des titres majeurs et des statistiques impressionnantes. Mais si le premier rang ne souffre pas de contestation, le débat s’installe surtout derrière lui. En effet, la deuxième place de Lamine Yamal devant Raphinha soulève de nombreuses interrogations.

D’un côté, Raphinha a livré une saison tout simplement monstrueuse. Avec 34 buts et 25 passes décisives en 57 matchs toutes compétitions confondues, l’ailier brésilien du FC Barcelone a été élu meilleur joueur de la Liga. Il a aussi brillé en Ligue des Champions, où il a inscrit 13 buts en 14 matchs, démontrant sa régularité et sa capacité à répondre présent lors des grands rendez-vous. À la lecture des chiffres, il paraît évident que Raphinha a dominé la scène offensive du Barça.

De l’autre côté, Lamine Yamal, le prodige de 17 ans, affiche des statistiques beaucoup plus modestes : seulement 9 buts en Liga, et globalement moins de contributions directes que son coéquipier. Pourtant, il s’est hissé à la deuxième marche du Ballon d’Or et a même remporté le Trophée Kopa récompensant le meilleur joueur de moins de 21 ans. Si ses chiffres bruts ne rivalisent pas avec ceux de Raphinha, son influence dans le jeu, ses dribbles déroutants et sa capacité à créer des occasions ont visiblement marqué les esprits des votants.

Dès lors, la question se pose et l’on se demande si le Ballon d’Or récompense-t-il avant tout la performance statistique ou bien l’impact symbolique et médiatique ?

Ce choix ne peut qu’indigner. Comment justifier qu’un joueur aussi décisif que Raphinha soit relégué derrière un jeune talent encore en construction ? La vérité est amère, les organisateurs du Ballon d’Or semblent céder à leurs propres préférences, selon que tel joueur leur plaît ou que tel récit les inspire. Ce n’est plus une célébration du mérite mais une mise en scène arbitraire, où les efforts colossaux de certains sont effacés pour faire briller d’autres. Une telle injustice ternit la crédibilité de la distinction et laisse planer un doute sérieux sur la transparence et l’impartialité de ce trophée censé récompenser l’excellence sportive.