Finances publiques au Togo des ajustements pour plus de transparence

En décembre 2025, les autorités togolaises ont procédé à un ajustement du budget de l’année en cours. Le Conseil des ministres a adopté une loi de finances rectificative afin de réviser certaines prévisions et renforcer la transparence dans la gestion des ressources publiques.

Les recettes budgétaires ont été réévaluées à 1 472 milliards de francs CFA, soit une légère baisse par rapport aux prévisions initiales. En revanche, les dépenses ont été portées à 1 717,1 milliards de francs CFA, en hausse, notamment pour faire face à certaines priorités de l’État.

Selon le gouvernement, ces ajustements visent à garantir la sincérité budgétaire et une meilleure lisibilité des comptes publics. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de gouvernance financière plus rigoureuse, en attendant l’entrée en vigueur du budget 2026.

Le Togo met le cap sur 2026 avec des ambitions mesurées

À l’approche de 2026, le Togo avance avec prudence et réalisme. Les autorités togolaises ne parlent pas de rupture brutale, mais d’anticipation et de continuité. Le budget de l’État est présenté comme un outil pour consolider les acquis tout en tenant compte des contraintes économiques actuelles.

Dans un contexte international encore incertain, le pays fait le choix d’une ambition mesurée. Il s’agit de protéger les plus vulnérables, renforcer les services essentiels et maintenir l’équilibre des finances publiques. La santé, l’éducation, la protection sociale, l’eau potable et l’électricité restent au centre des priorités sans promesses excessives.

Le budget 2026, arrêté à 2 751 milliards de francs CFA, traduit cette ligne de conduite. L’État vise une croissance de 6,5 %, au-dessus des prévisions régionales, tout en cherchant à préserver la stabilité économique. L’approche retenue se veut progressive, responsable et orientée vers le bien-être collectif.

Togo/ Le Sénat examine le budget de l’État pour l’année 2026

Le Sénat examine actuellement le projet de loi de finances pour l’année 2026, comme le prévoit la Constitution dans le cadre du système bicaméral. Cet examen permet aux sénateurs de vérifier que le budget proposé par le Gouvernement répond bien aux priorités nationales de développement.

Depuis lundi, les sénateurs travaillent en commission sur ce projet de budget. Ces travaux se font en présence du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, et du ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, qui expliquent les grandes orientations du budget.

Les discussions portent sur la répartition des ressources, la cohérence des prévisions financières et la capacité de l’État à supporter les dépenses prévues. Les sénateurs peuvent aussi faire des remarques et proposer des modifications si nécessaire.

Après ces travaux en commission, le projet de loi de finances 2026 sera examiné en séance plénière au Sénat. Une fois adopté, il sera envoyé à l’Assemblée nationale pour son adoption définitive.

L’Assemblée nationale adopte le budget 2026 pour renforcer le développement social du Togo

L’Assemblée nationale du Togo a adopté ce 9 décembre 2025 le budget de l’État pour l’année 2026. Le montant total est de 2 751,5 milliards de francs CFA, ce qui représente une hausse par rapport à l’année précédente. Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, ce budget a pour but de soutenir la croissance du pays et d’améliorer les services offerts à la population.

Les travaux réalisés en commission ont apporté quelques ajustements tout en gardant l’équilibre général du budget. Le gouvernement souhaite poursuivre la modernisation des infrastructures, renforcer l’administration publique et encourager la transformation économique. Plusieurs secteurs importants reçoivent ainsi des moyens supplémentaires pour continuer les projets déjà engagés.

La dimension sociale reste une priorité forte. Près de la moitié du budget est consacrée à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, à l’énergie et à la protection sociale. Ces choix visent à répondre aux besoins d’une population jeune et à consolider les progrès obtenus ces dernières années, malgré un contexte régional difficile.

Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat pour une seconde lecture. L’adoption finale est attendue avant la fin de l’année afin de permettre l’application du budget dès le 1ᵉʳ janvier 2026. Ce cadre financier confirme la volonté du Togo de poursuivre une politique axée sur l’inclusion sociale, la croissance économique et la bonne gestion des ressources publiques.

Togo -Le budget 2026 en forte hausse pour soutenir la transformation économique

Le budget de l’État, exercice 2026, connaît une hausse importante de 14,4% par rapport à 2025, atteignant 2.740,5 milliards de FCFA. Cette progression reflète la volonté du gouvernement de renforcer le financement des secteurs prioritaires malgré un contexte international incertain.

L’économie togolaise affiche une dynamique positive, avec une croissance projetée à 6,5% en 2026, un taux supérieur à ceux de l’UEMOA et de la CEDEAO. Cette hausse budgétaire est rendue possible grâce à une bonne mobilisation des ressources internes et une gestion maîtrisée des finances publiques.

Cette augmentation permet au pays d’investir davantage dans la transformation économique, avec une progression de 29,3% des ressources allouées aux secteurs productifs comme l’agriculture, l’industrie et le numérique. Elle renforce également la souveraineté économique, l’attractivité des investissements privés et la création d’emplois pour les jeunes.

En parallèle, une part importante du budget reste consacrée à la sécurité et à la défense, afin de protéger le territoire contre les menaces multiformes. Avec ce budget en hausse, le gouvernement entend maintenir la stabilité macroéconomique tout en accélérant le développement national.

Trois mesures sociales fortes marquent le budget 2026 du Togo

Le budget 2026 du Togo se distingue par trois mesures sociales importantes destinées à soutenir les populations vulnérables, encourager l’inclusion et booster la production locale. Ces mesures montrent clairement la volonté du gouvernement d’orienter la nouvelle ère de la 5e République vers plus de justice sociale.

La première mesure est un crédit d’impôt pour encourager les entreprises à recruter des personnes à mobilité réduite, afin de favoriser leur intégration professionnelle. Ensuite, l’État introduit une facilitation des droits d’enregistrement des marchés au profit des jeunes et des femmes, pour réduire les obstacles et améliorer leur accès aux opportunités économiques. Enfin, la provenderie sera exonérée de taxes à l’importation en 2026 afin de stimuler la production carnée locale, un secteur clé pour la sécurité alimentaire.

Avec ces mesures, le gouvernement place clairement le social au centre de ses priorités. Elles renforcent la dynamique d’inclusion, soutiennent les initiatives économiques locales et montrent que le budget 2026 a été pensé pour répondre aux besoins concrets des populations. Ces décisions s’ajoutent à une enveloppe sociale déjà importante puisque près de 48% des dépenses totales sont consacrées à la santé, à l’éducation et à la protection sociale.