Togo -Inclusion financière / Le FNFI affiche un taux de remboursement de 94,98 %

Le conseil des ministres du 25 février 2026 a également écouté une communication relative au bilan 2025 du Fonds national de la finance inclusive. Créé en 2013, le FNFI s’est imposé comme un outil majeur de l’inclusion financière au Togo.

Entre 2014 et 2025, plus de 1,94 million de crédits ont été accordés pour un montant global de 117,7 milliards de FCFA, avec un taux de remboursement de 94,98 %. Plus de 1,12 million de bénéficiaires ont été touchés, dont 65 % de femmes.

Pour la seule année 2025, 34 006 crédits ont été octroyés pour un total de plus de 4,12 milliards de FCFA. La région des Savanes a concentré 42,2 % des prêts. Malgré ces performances, des difficultés de recouvrement subsistent, avec un encours de plus de 4 milliards de FCFA.

Les priorités pour 2026 porteront sur l’éducation financière, la digitalisation des services et le renforcement des mécanismes de garantie.

Inclusion financière : Le Togo consolide ses acquis et prépare la stratégie 2026-2030

Lors du Conseil des ministres du 19 février 2026, une communication a été présentée sur l’évolution de l’inclusion financière au Togo. Depuis l’adoption de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2021-2025, des progrès importants ont été enregistrés.

En 2024, le taux d’inclusion financière est passé de 87,7 % à 89,04 %. Le Togo se classe ainsi deuxième dans l’espace UEMOA. Le Fonds national de la finance inclusive a accordé plus de 1,9 million de crédits pour un montant de plus de 116 milliards de FCFA.

Ces résultats ont permis de réduire les inégalités et de renforcer la résilience des ménages. L’accès aux services financiers s’est amélioré, notamment pour les populations vulnérables.

Pour aller plus loin, le gouvernement prévoit une nouvelle stratégie 2026-2030. Elle inclura un projet en faveur des jeunes, la promotion de la fintech et un renforcement de la gouvernance dans les institutions de microfinance.

Togo/ Une nouvelle loi pour mieux encadrer la microfinance

Le Conseil des ministres s’est réuni le 19 février 2026 sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé. Parmi les décisions prises, un projet de loi important a été adopté. Il concerne la réglementation de la microfinance au Togo.

Ce texte permet d’adapter la loi nationale à la loi uniforme adoptée par l’UMOA en décembre 2023. L’objectif est de corriger les faiblesses du cadre actuel, surtout dans la gestion du crédit, la gouvernance et le contrôle interne.

Avec cette nouvelle loi, le gouvernement veut renforcer la stabilité financière du pays. Il souhaite aussi mieux protéger les clients des institutions de microfinance et améliorer la fiabilité des systèmes d’information.

Cette réforme doit également permettre au Togo de respecter les normes internationales en matière de microfinance. Elle s’inscrit dans la volonté d’améliorer l’inclusion financière et la confiance dans le secteur.

Forte relance de l’activité économique des femmes au Togo

Après une période marquée par des difficultés économiques, l’activité des femmes connaît un regain perceptible. Dans les marchés, les ateliers et les zones rurales, elles redoublent d’efforts pour maintenir leurs revenus et soutenir leurs familles. Si la relance est visible, elle reste encore fragile et dépend largement des conditions économiques générales et des soutiens disponibles.

Au cœur de cet appui se trouve le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), véritable pièce maîtresse des dispositifs mis en place par le gouvernement. En facilitant l’accès au crédit pour des milliers de femmes auparavant exclues du système bancaire, le FNFI a permis de relancer plusieurs activités artisanales et commerciales. Toutefois, malgré son impact positif, les besoins de financement demeurent élevés, et toutes les bénéficiaires ne parviennent pas encore à transformer ce soutien en véritable croissance durable.

Cette dynamique, portée par une volonté politique d’inclusion économique sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, montre que les femmes constituent un levier essentiel de la relance nationale. Mais pour consolider ces acquis, il reste nécessaire de renforcer l’accompagnement technique, la formation et l’accès à des marchés stables, afin que cette reprise ne soit pas seulement visible, mais durable.