Togo/ Inclusion financière et accès à l’électricité, des leviers qui portent leurs fruits

Au Togo, les politiques d’inclusion économique affichent des résultats concrets. Le Fonds national de la finance inclusive en donne une illustration parlante. En 2025, il a généré 931,92 millions de francs CFA de revenus financiers et permis l’octroi de 34 006 crédits, injectant ainsi 4,12 milliards dans l’économie. Depuis 2013, le cumul atteint 1,94 million de crédits pour un volume global de 117,7 milliards, avec un taux de remboursement de 94,98 %.

Dans un autre registre, le programme Tinga s’impose comme une réponse efficace aux difficultés d’accès à l’électricité. Le coût du raccordement, autrefois estimé autour de 100 000 francs CFA, est désormais réduit à 1 000 francs CFA à l’entrée. Le reste du paiement est étalé sur plusieurs années, selon les capacités des bénéficiaires.

Au 30 juin 2025, près de 80 000 branchements ont été réalisés dans les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes. Cet accès facilité à l’électricité améliore les conditions de vie et dynamise les activités économiques, avec des commerces plus actifs et des ateliers plus productifs.

Dans cette dynamique, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes, récemment remplacé par l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises, vient renforcer l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. L’ensemble de ces initiatives confirme une volonté de consolider un développement inclusif et durable.

Togo -Inclusion financière / Le FNFI affiche un taux de remboursement de 94,98 %

Le conseil des ministres du 25 février 2026 a également écouté une communication relative au bilan 2025 du Fonds national de la finance inclusive. Créé en 2013, le FNFI s’est imposé comme un outil majeur de l’inclusion financière au Togo.

Entre 2014 et 2025, plus de 1,94 million de crédits ont été accordés pour un montant global de 117,7 milliards de FCFA, avec un taux de remboursement de 94,98 %. Plus de 1,12 million de bénéficiaires ont été touchés, dont 65 % de femmes.

Pour la seule année 2025, 34 006 crédits ont été octroyés pour un total de plus de 4,12 milliards de FCFA. La région des Savanes a concentré 42,2 % des prêts. Malgré ces performances, des difficultés de recouvrement subsistent, avec un encours de plus de 4 milliards de FCFA.

Les priorités pour 2026 porteront sur l’éducation financière, la digitalisation des services et le renforcement des mécanismes de garantie.

Inclusion financière : Le Togo consolide ses acquis et prépare la stratégie 2026-2030

Lors du Conseil des ministres du 19 février 2026, une communication a été présentée sur l’évolution de l’inclusion financière au Togo. Depuis l’adoption de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2021-2025, des progrès importants ont été enregistrés.

En 2024, le taux d’inclusion financière est passé de 87,7 % à 89,04 %. Le Togo se classe ainsi deuxième dans l’espace UEMOA. Le Fonds national de la finance inclusive a accordé plus de 1,9 million de crédits pour un montant de plus de 116 milliards de FCFA.

Ces résultats ont permis de réduire les inégalités et de renforcer la résilience des ménages. L’accès aux services financiers s’est amélioré, notamment pour les populations vulnérables.

Pour aller plus loin, le gouvernement prévoit une nouvelle stratégie 2026-2030. Elle inclura un projet en faveur des jeunes, la promotion de la fintech et un renforcement de la gouvernance dans les institutions de microfinance.

Togo/ Une nouvelle loi pour mieux encadrer la microfinance

Le Conseil des ministres s’est réuni le 19 février 2026 sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé. Parmi les décisions prises, un projet de loi important a été adopté. Il concerne la réglementation de la microfinance au Togo.

Ce texte permet d’adapter la loi nationale à la loi uniforme adoptée par l’UMOA en décembre 2023. L’objectif est de corriger les faiblesses du cadre actuel, surtout dans la gestion du crédit, la gouvernance et le contrôle interne.

Avec cette nouvelle loi, le gouvernement veut renforcer la stabilité financière du pays. Il souhaite aussi mieux protéger les clients des institutions de microfinance et améliorer la fiabilité des systèmes d’information.

Cette réforme doit également permettre au Togo de respecter les normes internationales en matière de microfinance. Elle s’inscrit dans la volonté d’améliorer l’inclusion financière et la confiance dans le secteur.

Forte relance de l’activité économique des femmes au Togo

Après une période marquée par des difficultés économiques, l’activité des femmes connaît un regain perceptible. Dans les marchés, les ateliers et les zones rurales, elles redoublent d’efforts pour maintenir leurs revenus et soutenir leurs familles. Si la relance est visible, elle reste encore fragile et dépend largement des conditions économiques générales et des soutiens disponibles.

Au cœur de cet appui se trouve le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), véritable pièce maîtresse des dispositifs mis en place par le gouvernement. En facilitant l’accès au crédit pour des milliers de femmes auparavant exclues du système bancaire, le FNFI a permis de relancer plusieurs activités artisanales et commerciales. Toutefois, malgré son impact positif, les besoins de financement demeurent élevés, et toutes les bénéficiaires ne parviennent pas encore à transformer ce soutien en véritable croissance durable.

Cette dynamique, portée par une volonté politique d’inclusion économique sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, montre que les femmes constituent un levier essentiel de la relance nationale. Mais pour consolider ces acquis, il reste nécessaire de renforcer l’accompagnement technique, la formation et l’accès à des marchés stables, afin que cette reprise ne soit pas seulement visible, mais durable.