Routes, assainissement et environnement, le Togo accélère la transformation de ses villes

Routes dégradées, inondations répétées et accumulation des déchets ont longtemps pesé sur le quotidien des populations. En 2026, le Togo engage une nouvelle phase d’investissements pour moderniser ses infrastructures urbaines et améliorer le cadre de vie.

À Lomé, 14,34 kilomètres de rues urbaines feront l’objet d’une réception partielle après des travaux d’aménagement, d’assainissement et de bitumage. Les chantiers se poursuivent aussi sur 9,43 kilomètres à Aflao-Sagbado, ainsi que dans la zone d’Agoè-Houmbi pour renforcer le système d’assainissement.

Dans le nord du pays, les travaux de drainage urbain et de voirie seront achevés à Dapaong afin de limiter les inondations et faciliter la circulation.

La gestion des déchets reste une priorité dans le Grand Lomé, avec la collecte et l’évacuation vers la décharge finale d’Aképé. L’entretien des ouvrages d’assainissement et des bassins de rétention d’eaux pluviales sera renforcé pour protéger les quartiers vulnérables.

Le pays prévoit aussi de promouvoir les matériaux locaux de construction et de rendre opérationnel l’Institut géographique national du Togo afin d’améliorer la gestion du territoire.

Ces investissements visent à rendre les villes togolaises plus sûres, plus propres et plus attractives, tout en intégrant la responsabilité environnementale dans chaque projet.

Togo/ Accident à Sotouboua : Des dégâts matériels, mais aucune victime

Un grave accident de circulation s’est produit le vendredi 06 février 2026 sur la route nationale n°1, au niveau du pont de Kaniamboua, dans la commune de Sotoubou 1, préfecture de Sotouboua. Selon le communiqué signé par les ministres de la Sécurité, des Transports et des Infrastructures, l’accident a impliqué deux camions semi-remorques qui se sont percutés, provoquant l’incendie de l’un des véhicules.

Le communiqué, co-signé par Colonel Calixte Batosse Madjoulba, ministre de la Sécurité, Comla Kadje, ministre des Transports, des Infrastructures et des Pistes rurales, et Sani Yaya, ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé des Travaux publics et des Infrastructures, indique qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, bien que des dégâts matériels importants aient été constatés sur les véhicules et l’infrastructure du pont.

Les autorités compétentes ont rapidement déployé des équipes de sécurité et de secours sur les lieux de l’accident pour éteindre l’incendie et sécuriser la zone. Des mesures ont été prises pour rétablir la circulation en aménageant une voie de déviation en attendant la reconstruction de l’ouvrage endommagé.

Les ministres ont cependant salué le civisme et la responsabilité des usagers de la route, les exhortant à redoubler de vigilance et à respecter les consignes de sécurité afin de prévenir d’autres accidents, notamment dans les zones à forte densité de circulation.

L’Assemblée nationale adopte le budget 2026 pour renforcer le développement social du Togo

L’Assemblée nationale du Togo a adopté ce 9 décembre 2025 le budget de l’État pour l’année 2026. Le montant total est de 2 751,5 milliards de francs CFA, ce qui représente une hausse par rapport à l’année précédente. Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, ce budget a pour but de soutenir la croissance du pays et d’améliorer les services offerts à la population.

Les travaux réalisés en commission ont apporté quelques ajustements tout en gardant l’équilibre général du budget. Le gouvernement souhaite poursuivre la modernisation des infrastructures, renforcer l’administration publique et encourager la transformation économique. Plusieurs secteurs importants reçoivent ainsi des moyens supplémentaires pour continuer les projets déjà engagés.

La dimension sociale reste une priorité forte. Près de la moitié du budget est consacrée à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, à l’énergie et à la protection sociale. Ces choix visent à répondre aux besoins d’une population jeune et à consolider les progrès obtenus ces dernières années, malgré un contexte régional difficile.

Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat pour une seconde lecture. L’adoption finale est attendue avant la fin de l’année afin de permettre l’application du budget dès le 1ᵉʳ janvier 2026. Ce cadre financier confirme la volonté du Togo de poursuivre une politique axée sur l’inclusion sociale, la croissance économique et la bonne gestion des ressources publiques.

Pourquoi l’Afrique de l’Est attire de plus en plus d’investisseurs étrangers ?

L’Afrique de l’Est devient un pôle d’attraction pour les investisseurs étrangers, en particulier dans le domaine des infrastructures. Des pays comme le Kenya et l’Éthiopie reçoivent des milliards de dollars pour améliorer leurs routes, ports et autres infrastructures essentielles.

Les accords régionaux de libre-échange contribuent également à renforcer cette dynamique. Ces investissements devraient aider la région à se développer et à devenir un centre commercial important.

Cependant, la corruption et d’autres obstacles administratifs restent des défis majeurs. Les gouvernements devront résoudre ces problèmes pour garantir la pérennité de ces investissements.

Faure Gnassingbé appelle le Togo et l’Afrique à mobiliser les capitaux lors du Sommet de Luanda en Angola

Le 28 octobre 2025, le Président Faure Gnassingbé a participé au 3ᵉ Sommet de Luanda sur le financement des infrastructures en Angola. Il a appelé le Togo et les autres pays africains à transformer les ambitions de la ZLECAf en projets concrets, en s’appuyant sur les programmes de développement des infrastructures et la connectivité continentale.

Le Président Faure Gnassingbé a insisté sur la mobilisation du capital africain. « Nos ressources financières doivent servir à renforcer notre souveraineté économique », a-t-il affirmé, en proposant des mécanismes de co-investissement public-privé et des garanties africaines pour attirer les investisseurs.

Il a souligné le rôle stratégique des corridors économiques routes, ports, rails et réseaux énergétiques et numériques pour faciliter le commerce intra-africain. Selon lui, « lorsqu’un corridor fonctionne, les coûts logistiques diminuent et les pays enclavés deviennent de véritables plateformes d’échange ».

Le Président Faure Gnassingbé a rappelé que la ZLECAf ne pourra réussir sans infrastructures durables et inclusives. « Chaque route, port ou réseau doit profiter aux populations, aux jeunes, aux femmes et aux entrepreneurs », a-t-il déclaré, soulignant que l’Afrique doit coordonner ses actions et valoriser ses propres ressources pour devenir autonome et prospère.