Lomé face aux inondations : Des solutions durables pour protéger les habitants

La dernière pluie qui s’est abattue sur Lomé depuis la nuit de samedi jusqu’à dimanche matin a encore une fois provoqué des dégâts humains et matériels. Des familles ont vu l’eau pénétrer leurs maisons, traduisant l’ampleur d’un problème récurrent chaque année pendant la saison des pluies.

Alors qu’elle a commencé aux environs de 22 heures le vendredi, la pluie a cessé le lendemain à 6 heures dans certains quartiers et un peu plus tard dans d’autres. Face à cette problématique, une question taraude : faut-il revoir l’architecture des quartiers environnants de la capitale afin d’éviter ce qui est devenu une habitude chaque année ?

La question mérite d’être posée et le ministère de l’urbanisme doit pencher sur cette situation pour apporter des solutions durables. C’est la première grande pluie dans la capitale et déjà elle fait des dégâts. À quoi doit-on s’attendre dans les prochains jours, surtout que nous sommes bientôt dans un mois de pluie ?

Comme solutions pérennes, le ministère de l’urbanisme doit commencer par une évaluation complète des quartiers pour identifier les zones basses et vulnérables, vérifier l’état des infrastructures et la topographie afin de savoir si le quartier peut être réhabilité ou si une relocalisation des habitants est nécessaire.

Il doit ensuite prendre la décision de relocaliser les populations si un quartier est extrêmement exposé aux inondations, en veillant à ce que les nouveaux quartiers soient situés sur des terrains sûrs, dotés d’infrastructures adaptées et planifiés de manière rigoureuse pour éviter que le problème ne se reproduise.

Si le quartier peut être maintenu, le ministère doit revoir totalement son architecture en surélevant les routes et les zones de vie, en créant des bassins de rétention et des tranchées d’écoulement permanents, en installant des zones tampons végétalisées pour ralentir et absorber l’eau et en régulant la densité des constructions afin de permettre à l’eau de s’écouler librement.

Il doit également veiller à ce que les drains, canaux et fossés soient régulièrement nettoyés et entretenus, avec la participation des communautés locales pour assurer un suivi continu.

Le ministère doit enfin encourager la collecte et la réutilisation de l’eau de pluie à travers des citernes et des réservoirs, afin de réduire le volume d’eau ruisselant dans les rues, et mettre en place un plan de gestion et de prévention continue incluant la surveillance permanente des niveaux d’eau, la sensibilisation de la population et l’organisation d’un plan d’urgence avant chaque saison des pluies.

Ces mesures combinent prévention, infrastructures durables et sécurité des populations et peuvent permettre à Lomé de limiter durablement les inondations et de protéger ses habitants, plutôt que de subir chaque année les mêmes dégâts.

Togo/ L’ANPC toujours avant-gardiste en période d’inondation

Malgré les multiples efforts déployés sur le terrain, l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) reste pleinement engagée pour assurer son service en ce début de saison des pluies. Dans un contexte où les intempéries frappent de plus en plus violemment, l’ANPC se distingue par sa réactivité et sa capacité à mobiliser des moyens pour venir en aide aux populations sinistrées.

L’aide apportée aux sinistrés connaît une véritable avancée, comme en témoigne le pourcentage croissant de personnes prises en charge par l’Agence. Ce progrès reflète non seulement l’amélioration des mécanismes de réponse aux catastrophes, mais aussi le soutien constant et déterminé des pouvoirs publics envers les populations vulnérables.Face aux inondations, aux vents violents et aux autres aléas naturels, la rapidité et l’efficacité de l’intervention sont cruciales. Le taux d’assistance a considérablement augmenté, ce qui témoigne d’une amélioration continue des capacités opérationnelles de l’ANPC.

Grâce à une meilleure coordination des secours et un maillage territorial plus efficace, l’Agence parvient à intervenir de manière rapide et adéquate dans les zones touchées. Cette structuration des actions de secours s’appuie sur des dispositifs d’alerte et de prévention toujours plus performants.Assister un sinistré ne se résume pas à une simple aide matérielle. C’est avant tout une manière de restaurer la dignité humaine, de protéger les foyers, de sécuriser les moyens de subsistance et de redonner espoir à des familles éprouvées par la violence des intempéries.

Dans ce cadre, l’appui logistique, la distribution de vivres, l’accès à des abris temporaires et l’accompagnement psychosocial sont autant de réponses concrètes apportées aux besoins urgents des victimes.