Togo/ Une rencontre de Bilan et de perspectives entre l’État et le secteur privé

Les travaux de la réunion entre l’État et le secteur privé ont démarré ce vendredi 5 décembre à Lomé. C’est le ministre des finances Georges Essowè Barcola et son collègue de la veille stratégique Badama Patoki qui ont ouvert cette rencontre en présence des responsables du secteur privé ainsi que plusieurs partenaires. L’objectif de la rencontre est de parcourir les acquis de cette année, ensuite de préparer les actions de l’année prochaine.

Pour le secteur privé,le dialogue entre l’État et les entreprises s’améliore beaucoup. Ils ont ainsi reconnu que les échanges sont plus ouverts et permettent de résoudre plus facilement les problèmes, surtout ceux liés aux taxes et aux impôts. Le secrétaire exécutif du CCESP, Baniab Moyeme, a indiqué que cette bonne collaboration aide l’économie du pays à avancer.

La réunion a aussi permis de parler du travail fait dans les régions, du contrôle de la qualité des produits et des efforts pour rendre les entreprises togolaises plus compétitives. Plusieurs participants ont rappelé leur soutien au message du Président du Conseil Faure Gnassingbé, qui a demandé une lutte ferme contre la corruption pour protéger l’économie.

Pour le représentant du secteur privé, Thierry Awesso, les entreprises sont prêtes à continuer le dialogue avec le gouvernement. Il a salué les progrès du pays et encouragé la poursuite des efforts. La suite des travaux c’est pour ce jeudi 11 décembre

Togo- La 5ᵉ République et la lutte contre la corruption : un pas vers la transparence

Robert Klitgaard, spécialiste américain de la gouvernance, explique que la corruption naît lorsque le pouvoir est concentré, la discrétion trop grande et la responsabilité faible. Sa formule simple, Corruption = Monopole + Discrétion – Responsabilité, montre que réduire ces facteurs est essentiel pour éviter les abus dans l’administration publique.

Dans le cadre de la 5ᵉ République, le président du Conseil a récemment nommé plusieurs ministres délégués. Cette mesure permet de partager le pouvoir et de limiter les monopoles, en confiant des responsabilités précises à plusieurs ministres, plutôt qu’à une seule personne.

En multipliant les postes et en clarifiant les missions de chacun, la 5ᵉ République suit l’orientation de Klitgaard qui consiste à réduire la discrétion individuelle et renforcer la surveillance des actions. Chaque ministre délégué devient ainsi responsable devant le président du Conseil et la population, ce qui diminue les risques de corruption.

Cette approche montre que la 5ᵉ République cherche à construire une administration transparente et responsable, où le pouvoir est mieux réparti et contrôlé. La nomination de ministres délégués n’est pas seulement politique , c’est aussi un outil concret pour prévenir les pratiques corruptives et renforcer la confiance des citoyens dans leurs institutions.