Tombouctou : la Tiktokeuse malienne Mariam Cissé assassinée par des djihadistes pour son soutien au pouvoir

Mariam Cissé, une jeune tiktokeuse malienne, a été assassinée à Tombouctou. Selon plusieurs sources locales, elle aurait été tuée par des djihadistes. Sa mort a choqué la population et la communauté en ligne.

Elle avait été enlevée le jeudi 6 novembre 2025, puis retrouvée morte le lendemain. La jeune femme était connue pour ses vidéos sur TikTok où elle s’affichait habillée en tenue de l’armée malienne. Elle soutenait ouvertement le pouvoir en place, ce qui pourrait avoir motivé son assassinat.

Les djihadistes seraient intervenus en raison de son soutien au gouvernement et de sa visibilité sur les réseaux sociaux. Son engagement et ses publications l’auraient rendue cible.

Les autorités locales ont ouvert une enquête pour tenter de faire la lumière sur cette affaire. La population réclame justice et condamne cet acte violent contre une jeune créatrice de contenu.

Mali : Bamako enfin ravitaillée

Après plusieurs semaines de tension autour de la pénurie de carburant, la capitale malienne respire enfin. Les Forces armées maliennes (FAMa) ont escorté avec succès un convoi d’environ 300 camions-citernes jusqu’à Bamako, assurant ainsi l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.

Cette opération menée début octobre 2025 s’inscrit dans le cadre du renforcement de la sécurité sur les axes routiers, souvent ciblés par des attaques de groupes armés. Les FAMa ont déployé d’importants moyens pour accompagner les transporteurs et garantir la bonne arrivée des camions en provenance de pays voisins.

Selon les autorités, plusieurs autres rotations de convois sont également en cours, certaines comptant plus d’une trentaine de camions par trajet. L’objectif est de stabiliser durablement l’approvisionnement de la capitale et d’éviter toute nouvelle rupture de stock.

Le gouvernement a salué « la bravoure et la discipline » des FAMa dans cette mission stratégique. Grâce à leur intervention, les stations-service de Bamako sont de nouveau alimentées, soulageant les populations et les opérateurs économiques après une période de forte inquiétude.

Les pays de l’AES se passent de la CPI : Que dit le droit international ?

Le droit international, à travers le Statut de Rome qui fonde la Cour pénale internationale (CPI), précise qu’un État qui décide de se retirer reste lié au traité pendant encore un an après avoir notifié officiellement sa décision au Secrétaire général de l’ONU. Durant ce délai, la CPI conserve donc sa compétence pour enquêter sur les crimes commis sur le territoire de cet État ou par ses ressortissants, et les procédures déjà ouvertes ne peuvent pas être annulées. Autrement dit, un retrait ne peut pas être « immédiat » en droit, et n’efface pas les obligations nées avant son entrée en vigueur.

Malgré ce principe clair, le 22 septembre 2025, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé conjointement qu’ils quittaient la CPI « avec effet immédiat ». Ces trois pays, regroupés dans l’Alliance des États du Sahel (AES), considèrent que l’institution incarne une justice « sélective » et « néocoloniale », incapable de juger équitablement les crimes graves comme les génocides, les crimes contre l’humanité ou les crimes de guerre. Pour eux, il est temps de mettre en place des mécanismes judiciaires propres, adaptés aux réalités africaines et échappant à toute influence étrangère.

En choisissant cette voie, les pays de l’AES rejoignent la position des États-Unis, qui n’ont jamais ratifié le Statut de Rome. Le message est donc politique autant que juridique : ils veulent s’affirmer comme pleinement souverains et refusent toute dépendance à une justice internationale perçue comme injuste. Après leur départ de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ce retrait s’inscrit dans une dynamique plus large de rupture avec les structures considérées comme contrôlées par l’Occident.

Cette décision provoque déjà de nombreuses réactions. Les organisations de défense des droits humains s’inquiètent d’un recul dans la lutte contre l’impunité, alors que le Sahel est une région marquée par des violences récurrentes contre les civils. De leur côté, les partisans du retrait y voient un acte de souveraineté et une étape vers une véritable indépendance judiciaire africaine.

Le départ annoncé des pays de l’AES de la CPI illustre ainsi la tension entre le cadre juridique international, qui impose une procédure claire, et la volonté politique de ces États de s’affranchir rapidement d’une institution qu’ils jugent hostile. Les prochains mois diront si leur décision sera reconnue par la communauté internationale et comment elle sera appliquée en pratique.