66e anniversaire de l’indépendance du Togo : Les journalistes seront-ils encore les oubliés de la République ?

Le 27 avril prochain, le Togo va célébrer son 66e anniversaire d’indépendance. C’est une date importante qui symbolise la fierté nationale et l’unité du peuple. Chaque année, plusieurs initiatives et projets sont annoncés pour accompagner différents secteurs. Pourtant, un acteur essentiel du développement reste souvent oublié. Il s’agit des journalistes.

Les professionnels des médias jouent un rôle central dans la société. Ils informent la population, relaient les décisions publiques et alertent sur les problèmes sociaux. Grâce à leurs enquêtes et à leurs reportages, certaines dérives sont corrigées et des injustices sont révélées. Malgré cette contribution importante, leurs conditions de travail restent très difficiles. Beaucoup travaillent sans contrat stable, avec des salaires faibles et sans protection sociale.

Dans plusieurs rédactions, le manque de moyens est une réalité quotidienne. Certains journalistes financent eux-mêmes leurs déplacements ou leur matériel. D’autres prennent des risques sur le terrain sans assurance ni accompagnement. Pendant ce temps, l’on compare souvent la presse africaine à la presse occidentale en matière de professionnalisme et d’éthique. Mais lorsque la question des moyens et de la protection sociale est posée, cette comparaison disparaît.

Les journalistes ne demandent pas des privilèges. Ils souhaitent simplement des conditions dignes pour exercer leur métier. Une meilleure reconnaissance, des formations régulières, des mécanismes d’aide et une protection sociale adaptée pourraient renforcer la qualité de l’information et consolider la démocratie.

À l’approche du 27 avril 2026, une question reste posée. Qui pense réellement aux journalistes

Pourquoi le Président Faure continue de bouder la presse togolaise ?

La presse togolaise est-elle professionnelle ? Fait-elle le culte de la personnalité ou fait-elle tout simplement l’apologie de la désinformation ? Voilà des questions qui méritent réflexions pour mieux comprendre le comportement du chef de l’Etat togolais à l’égard de la presse nationale. En effet, le président de la République togolaise a accordé un énième interview à une presse étrangère la semaine passée. Une fois encore, le locataire de la Marina s’est passé des services des médias togolais pour l’extérieur. Et une fois encore la presse togolaise s’est en pressée de le relayer comme une lettre à la poste.

Faure Gnassingbé n’a-t-il pas raison de s’intéresser à l’extérieur ? Après 13 ans de cohabitation le chef de l’Etat aurait-il sans doute compris comment fonctionne la presse togolaise en général et privée en particulier ? Aurait-il compris qu’au nom de ses intérêts, la presse togolaise n’a pas changé ses habitudes. Ainsi elle peut polir son image ou l’écorner selon ses intérêts ?

Combien de fois le chef de l’Etat n’a-t-il pas vu les medias proches de lui faire son culte de la personnalité ? Faure Gnassingbé aurait-il fini par comprendre que pour être dans ses grâces, une partie de la presse proche de lui peut facilement dire que le noir est blanc ? Si tel est le cas, comment serait-il alors traité quand il n’aura plus ces privilèges ? Voilà un comportement qui en réalité n’arrange pas le président de la république car, la presse est sensée dire avec exactitude ce qui se passe dans la cité avec toute l’impartialité possible. Malheureusement ce n’est pas le cas depuis 13 ans. Il est aujourd’hui rare voire impossible de lire une presse proche du pouvoir faire des critiques fondées sur certaines décisions du Chef de l’Etat. On se contente de dénoncer en s’attaquant souvent au gouvernement à certains ministresou encore à certains directeurs de société privilégiant ainsi le président. Trouvent-ils peut-être souvent leur compte ? En tout cas, force est de constater qu’ils ne se plaignent pas de cette situation et préfèrent reprendre dans leurs colonnes les interviews du chef de l’Etat accordés à d’autres médias plutôt que de critiquer.

Dites proches de l’opposition, ces médias sont ainsi taxés car voyant toujours le verre à moitié vide. Même les actions menées par le président de la république sont rarement reconnues ou pas du tout. Là aussi, la presse dite proche de l’opposition ne fait pas tellement dans l’impartialité. La liberté d’expression s’est transformée en des attaques sur la personne du chef de l’Etat. Comment un président qui sait déjà que tous ses propos tenus seront mal interprétés ou balayés par le revers de la main peut-il accepter accorder quelques moments à ses détracteurs ?

Il faut aussi reconnaitre que la presse togolaise se vend moins cher ce qui lui enlève sa qualité. Lorsque vous vendez vos produits moins cher à un quelqu’un qui a des moyens, souffrez qu’il finisse par douter de la qualité de vos produits. A force de se vendre moins cher on n’a fini par ne plus s’intéresser à elle (presse) .

Voilà l’atmosphère dans lequel baigne la presse togolaise aujourd’hui. Pendant que certains font le culte de la personnalité du président, d’autres font de ses initiatives des ratées. Vivement que la presse togolaise se réveille pour redorer son blason sinon elle ira toujours recopier les interviews du chef de l’Etat réalisés ailleurs à coût de millions.