Togo/ TVA, marchés publics et crédit d’impôt : Voici les principaux changements en 2026

L’année 2026 débute avec une nouvelle étape dans les réformes économiques engagées par l’État. À travers des ajustements concernant la TVA, les marchés publics et le crédit d’impôt, les autorités cherchent à rendre l’action publique plus efficace tout en soutenant les entreprises et l’économie nationale.

Ces mesures s’inscrivent dans la loi de finances 2026 et visent un développement plus équilibré, capable de renforcer la compétitivité sans exclure les acteurs les plus fragiles. La réforme de la Taxe sur la valeur ajoutée occupe une place importante parmi ces changements. En 2026, la gestion de la TVA devient plus simple et plus lisible, aussi bien pour l’administration que pour les opérateurs économiques. L’État a choisi de mieux encadrer certaines exonérations et de clarifier les régimes applicables afin de sécuriser les recettes publiques tout en évitant les lourdeurs inutiles pour les contribuables.

Ces ajustements permettent également de protéger le pouvoir d’achat des ménages, notamment sur les produits essentiels. L’objectif est de faire en sorte que les activités à forte valeur ajoutée contribuent davantage, tout en limitant la pression fiscale sur les biens de première nécessité. Cette approche cherche ainsi un équilibre entre justice fiscale et performance économique.

Dans ce cadre, la loi de finances 2026 prévoit par exemple l’exonération de la TVA sur les provendes et compléments destinés aux produits locaux d’élevage et de pêche. Cette mesure vise à soutenir la production animale, à encourager la consommation locale et à réduire le coût des intrants pour les producteurs. À travers ces réformes, l’État entend utiliser la fiscalité et la commande publique comme de véritables leviers de développement durable et inclusif.

Togo/ Un climat des affaires en amélioration pour attirer les investisseurs

Le Togo multiplie les réformes pour améliorer son climat des affaires. Le secteur privé est au centre de cette stratégie. Le gouvernement veut attirer plus d’investissements et stimuler la croissance économique. L’objectif est de créer un environnement plus simple et plus rassurant pour les entreprises.

La simplification des procédures administratives a marqué un tournant important. Il est désormais possible de créer une entreprise en moins de 24 heures. La digitalisation des services publics a réduit les coûts et les lenteurs. Cette avancée facilite l’initiative privée et encourage la formalisation des activités.

Le cadre juridique des affaires a été modernisé. Les textes ont été harmonisés avec les normes régionales et internationales. Cette réforme renforce la sécurité juridique des investisseurs. Elle améliore aussi la prévisibilité des règles économiques.

Les mesures fiscales incitatives complètent ces réformes. Le Code des investissements et la zone franche offrent des avantages ciblés. Ils soutiennent l’exportation et la transformation locale. Ces efforts visent à positionner le Togo comme une destination attractive pour les investisseurs.

Classement B-Ready 2025. Le Togo 1er des Pays réformateurs de la CEDEAO et 3e en Afrique subsaharienne

Le Togo confirme sa bonne dynamique économique. Selon le rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale, le pays figure parmi les meilleurs réformateurs en Afrique. Le rapport a été officiellement lancé fin décembre 2025. Il évalue l’environnement des affaires et l’efficacité des services publics.

Dans ce classement, le Togo occupe la première place en Afrique de l’Ouest. Il se classe troisième en Afrique subsaharienne. Le pays obtient un score de 61,52. Il est devancé par le Rwanda et l’Île Maurice. Cette performance traduit les réformes engagées en faveur du secteur privé.

Le rapport met en avant plusieurs domaines où le Togo se distingue. Il s’agit notamment de la création d’entreprises. Les services financiers sont également bien notés. Le pays affiche aussi de bons résultats dans la fiscalité et le règlement des litiges. Ces progrès facilitent l’activité des entreprises.

Des défis subsistent toutefois. Ils concernent surtout les services publics, la main-d’œuvre et le commerce international. Les autorités togolaises poursuivent les réformes en cours. L’objectif est d’améliorer encore le climat des affaires. Le Togo veut rester attractif pour les investisseurs.

La jeunesse togolaise de plus en plus motivée à entreprendre

La flamme entrepreneuriale brille toujours au Togo. Malgré un léger ralentissement ces derniers mois, les Togolais continuent de créer des entreprises, signe d’une confiance persistante dans le climat des affaires.

Entre janvier et septembre 2025, 11 099 nouvelles entreprises ont été créées, selon le Centre de formalités des entreprises (CFE). Même si ce chiffre est un peu moins élevé qu’en 2024 (11 979), il montre que l’esprit d’entreprise reste fort. Parmi ces entreprises, 6 195 ont été créées par des Togolais et 1 552 par des étrangers, preuve que le Togo attire aussi les investisseurs venus d’ailleurs. Les femmes représentent près de 27 % des créatrices, ce qui confirme le développement de l’entrepreneuriat féminin.

Le gouvernement soutient activement les entrepreneurs. La simplification des procédures au CFE, la digitalisation et la réduction des coûts de création d’entreprise facilitent le parcours des jeunes porteurs de projets. Par le biais du Comité de concertation entre l’État et le secteur privé (CCESP), les autorités restent à l’écoute des besoins des entreprises pour améliorer les réformes.

L’Agence nationale de promotion et de garantie de financement des PME/PMI (ANPGF) accompagne également les entrepreneurs. À fin 2024, elle avait mobilisé 17,5 milliards de francs pour plus de 1 400 PME et forme chaque année plus de 3 000 jeunes. Ce soutien permet aux entreprises de mieux se structurer, d’accéder au crédit et de gérer efficacement leurs activités. L’objectif est de transformer chaque création d’entreprise en emplois durables et en valeur économique.