Le Togo renforce la protection des réfugiés

Au Togo, le gouvernement n’oublie pas les réfugiés depuis de nombreuses années. Plusieurs programmes sont mis en place pour leur venir en aide. Aujourd’hui, le pays accueille 58 945 réfugiés et demandeurs d’asile venus de 28 nationalités.

Près de 1,3 million de personnes sont touchées par les mouvements de populations.Le plan de réponse conjoint repose sur trois priorités protéger assister et renforcer la résilience. Le premier objectif est de garantir les droits et la sécurité. Plus de 151 000 personnes doivent avoir un meilleur accès aux services de protection, surtout les enfants et les victimes de violences basées sur le genre.

Le second axe concerne les besoins essentiels. Plus de 430 000 personnes doivent recevoir une aide, dont 134 000 en insécurité alimentaire et 47 000 ayant besoin d’abris. Une opération menée par l’Agence nationale de la protection civile et l’UNICEF a déjà permis de distribuer des kits à 1 190 ménages soit 5 796 bénéficiaires dont 3 307 enfants.

Le troisième pilier prépare des solutions durables. Il prévoit le renforcement des systèmes de santé et d’éducation ainsi que l’appui aux activités génératrices de revenus pour les réfugiés et les communautés d’accueil.

Togo : une réactivité exemplaire face aux épidémies

La vigilance sanitaire au Togo est une réalité concrète. À chaque alerte, une riposte rapide et coordonnée est déclenchée, témoignant d’une organisation rigoureuse et d’une volonté politique forte de protéger les populations. Ce réflexe d’action rapide fait aujourd’hui la réputation du pays en matière de gestion des urgences sanitaires.

Cette efficacité découle d’un système de surveillance épidémiologique renforcé et bien structuré. Les alertes sont analysées et traitées en un temps record grâce à des équipes d’intervention déployées sur tout le territoire. Ce maillage national permet de contenir les flambées avant qu’elles ne deviennent des crises majeures.

Le Togo a su tirer les leçons des crises passées pour mieux anticiper. Les dispositifs d’alerte précoce, les protocoles d’investigation et les mécanismes de communication entre les différents niveaux ont été repensés, offrant une réponse plus fluide et efficace. La réactivité du pays rassure et inspire confiance.

Cette proactivité est saluée à l’échelle internationale. En 2022, 100 % des épidémies ont bénéficié d’une réponse dans les 14 jours suivant leur notification. L’OMS cite souvent le Togo en exemple pour sa coordination multisectorielle et la transparence dans la gestion des données, plaçant ainsi le pays parmi les meilleurs élèves du continent africain.

Le Togo renforce son système national de données climatiques

Le Togo veut se doter d’un système national solide et fiable pour mieux anticiper les risques liés aux changements climatiques. Dans ce cadre, une rencontre de renforcement des capacités a été ouverte le mercredi 1er octobre à Lomé, avec la participation de plusieurs acteurs institutionnels.

Pendant trois jours, les participants seront formés sur les instruments de collecte, d’utilisation et de diffusion des données climatiques. Ces échanges visent à consolider un dispositif efficace permettant de centraliser et de partager des informations précises sur l’évolution du climat.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des Capacités pour la Transparence Renforcée (CTR) », soutenu par la CEDEAO. Elle ambitionne d’harmoniser les formats de collecte de données et de renforcer le mécanisme national de suivi-évaluation des engagements climatiques du pays.

Selon le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, Aoufoh Koffi Dimizou, cette session « marque une étape clé dans la mise en place du système national de données climatiques, qui doit permettre à notre pays de disposer d’informations fiables et actualisées pour orienter efficacement les décisions en matière de lutte contre les changements climatiques ».

À travers cette démarche, le Togo confirme sa volonté d’améliorer sa résilience face aux aléas climatiques. Le pays réaffirme également son engagement à respecter les exigences de l’Accord de Paris en matière de transparence et de redevabilité dans la lutte contre les changements climatiques.