France/ Rapatriement du patrimoine africain entre 1815 et 1972 : Que peut réclamer le Togo ?

Peu à peu, la France facilite le retour des patrimoines africains vers leurs pays d’origine. C’est dans ce cadre que le Sénat a adopté une loi-cadre qui concerne les biens culturels pris ou transférés entre 1815 et 1972 pendant la période coloniale et après celle-ci.

Cette loi ne rend pas automatiquement tous les objets. Chaque pièce doit être étudiée un par un. Les experts vérifient son origine, les conditions dans lesquelles elle a été obtenue et s’il est possible de la restituer légalement. Après cette étude, l’État français peut décider de la rendre ou non.

Depuis quelques années, certains objets africains ont déjà été retournés à des pays comme le Bénin ou la Côte d’Ivoire. Cela montre que le processus avance doucement, mais de façon concrète entre la France et l’Afrique.

Pour le Togo, cette situation ouvre une question importante. Le pays peut chercher et identifier des objets anciens comme des statues, des objets rituels, des archives ou des éléments liés à son histoire. Mais pour cela, il faut d’abord bien recenser et documenter ces biens afin de faire des demandes claires.

Togo- Patrimoine culturel / Une nouvelle loi pour protéger l’identité nationale

Le conseil des ministres du 25 février 2026, présidé par Faure Essozimna Gnassingbé, a adopté un projet de loi portant protection et promotion du patrimoine culturel national. Cette réforme vient moderniser la loi de 1990 afin de l’adapter aux réalités actuelles et aux normes internationales.

Le nouveau texte introduit des innovations importantes. Il reconnaît et protège désormais le patrimoine immatériel et subaquatique. Il aligne aussi la législation togolaise sur les conventions de l’UNESCO et renforce les sanctions contre les atteintes aux droits de propriété littéraire et artistique.

Toujours lors de ce conseil des ministres, le gouvernement a également autorisé la mise en place d’un comité national chargé de la restitution des biens culturels togolais conservés à l’étranger. Plus de 8 000 objets seraient concernés selon les recherches.

Ces décisions visent à renforcer l’identité culturelle du pays, soutenir les artistes et dynamiser le tourisme et les industries créatives.