Le ministre Robert Dussey dresse le bilan de la diplomatie togolaise de l’année écoulée

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, Professeur Robert Dussey, fait le point sur l’action diplomatique du Togo en 2025. Dans cet entretien de fond, il revient sur les grandes orientations de la diplomatie togolaise sous le leadership du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le rôle du Togo dans la promotion du panafricanisme, la médiation pour la paix en Afrique, la lutte pour la reconnaissance et la réparation des injustices historiques, ainsi que le renforcement des partenariats bilatéraux et multilatéraux.

Monsieur le Ministre, comment expliquez-vous ce regain de vitalité de la diplomatie togolaise ?

Robert Dussey : Bonjour monsieur ! C’est toujours pour moi un réel plaisir autant qu’un agréable devoir de me livrer, à chaque fin d’année, à cet exercice qui consiste à faire le bilan de l’action diplomatique du Togo et présenter les défis auxquels nous sommes confrontés.
Dans le contexte actuel d’un monde marqué par la complexification des défis politiques et sécuritaires, le renversement des équilibres mondiaux sur fonds d’émergence de nouveaux pôles de puissance et le recul du multilatéralisme, le Togo, sous le leadership du Président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna GNASSINGBÉ, a fait le choix d’ancrer son action diplomatique dans le renforcement de son engagement pour la paix en Afrique et dans le monde, la lutte pour la réparation des injustices historiques vécues par les peuples africains et la mobilisation des diasporas et des afrodescendants autour de l’idéal panafricain. En ces temps où s’amorce une bascule vers un monde nouveau multipolaire, notre ambition est de mobiliser tous les pays africains en vue d’une redéfinition de la vision stratégique du continent pour lui permettre d’avoir une position et une voix fortes susceptibles d’infléchir les grandes orientations mondiales au profit des intérêts de l’Afrique. Comme l’a dit le Président du Conseil à l’occasion de l’ouverture du 9ème Congrès panafricain, « nous pouvons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire, une page de dignité, une page de souveraineté, une page de renaissance ». Il est temps que l’Afrique prenne conscience de sa force réelle et de sa véritable place dans le monde. La défense de nos intérêts nationaux à travers le renforcement de la coopération avec nos partenaires et la promotion du rayonnement international du Togo constituent l’autre axe de notre action diplomatique.

Le 9ème Congrès panafricain qui s’est tenu à Lomé il y a quelques jours a été l’une de vos activités majeures pour cette année. Qu’est-ce qui explique le choix du Togo et quels sont les résultats de ce Congrès ?

Du 08 au 12 décembre 2025, notre pays a été l’épicentre du panafricanisme. Evénement hautement significatif pour le monde africain et les afrodescendants, le 9ème Congrès panafricain qui s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda 2021-2031 « Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine » de l’Union africaine, est le quatrième du genre sur le continent après les Congrès de Dar-es-Salam (1974), Kampala (1994) et Johannesburg (2014). Cette appropriation continentale du Congrès panafricain, après que les cinq premières éditions se soient tenues hors des terres africaines, se justifie par les visées émancipatrices et universalistes du mouvement panafricain. Le 9ème Congrès panafricain de Lomé a eu pour thème : « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir ». En confiant au Togo l’organisation de ce Congrès, l’Union africaine confirme le travail remarquable que notre pays fait depuis les années d’indépendance pour l’émancipation de l’Afrique, son affranchissement des tutelles extérieures et, depuis quelques années, la mobilisation des diasporas africaines, y compris les afrodescendants, pour le développement du continent. Le 9ème Congrès panafricain de Lomé dont la Colombie fut le pays invité d’honneur à travers la présence effective de sa Vice-présidente, S.E. Mme Francia MARQUEZ, a été l’occasion pour les représentants des Etats africains, des nations non africaines mais ayant une forte communauté de personnes d’ascendance africaine, des organisations représentatives des diasporas, des jeunes et des femmes, de réaffirmer leur engagement pour une Afrique unie, qui parle d’une seule voix pour déjouer les pièges de l’instrumentalisation et de la subordination d’où qu’ils viennent. L’appel à l’unité de l’Afrique jadis lancé par Kwame Nkrumah, l’un des pères fondateurs du panafricanisme, est toujours d’actualité. Il n’y a pas plusieurs peuples africains. Il n’y a qu’un seul peuple africain, où qu’il vive et quels que soient les pays où vivent les communautés. Le Congrès panafricain de Lomé a été l’occasion d’une véritable communion fraternelle. Le principal livrable de ce Congrès est sa déclaration finale, qui intègre celles des six précongrès régionaux tenus à Salvador de Bahia au Brésil, à Pretoria en Afrique du Sud, à Bamako au Mali, à Rabat au Maroc, à Brazzaville au Congo et à Dar-es-Salaam en Tanzanie. Outre la réaffirmation d’une vision renouvelée du panafricanisme, le 9ème Congrès a réitéré l’engagement des peuples africains et des afrodescendants en faveur de la pleine mise en œuvre du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte qui réclament de façon générale une refonte des institutions internationales pour plus d’équité et de justice et, en particulier, l’allocation à l’Afrique de deux sièges permanents et de cinq sièges non permanents au Conseil de sécurité des Nations unies. Les congressistes ont également appelé à la décolonisation de l’esprit et à la réinvention de soi à travers la promotion de la souveraineté intellectuelle et la valorisation des langues africaines, des cultures et des savoirs endogènes. Pour éviter que le 9ème Congrès panafricain ne soit un congrès de plus dont les recommandations resteraient dans les tiroirs, six importantes décisions ont été prises :
– La coordination du suivi de la mise en œuvre des engagements et décisions a été confiée au Togo qui doit l’assurer en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, les Etats africains, les nations ayant des communautés d’afrodescendants et les institutions diasporiques ;
– La mise en place d’un comité de suivi des recommandations et décisions qui assurera la continuité et la cohérence des engagements pris à Lomé ;
– L’engagement à appuyer l’institutionnalisation d’une Journée panafricaine en mémoire des déportés et des victimes de l’esclavage et de la colonisation ;
– La saisine de l’Assemblée générale des Nations unies en vue de l’adoption d’une résolution sur les réparations et les restitutions ;
– La tenue d’une édition du Congrès panafricain tous les cinq ans ;
– La transmission formelle de la Déclaration finale du 9ème Congrès panafricain de Lomé à l’Union africaine.
Je voudrais ici rassurer tous ceux qui en douteraient encore que le Togo mettra tout en œuvre pour que ces décisions ne restent pas lettres mortes.

Bonne année 2026 à tous !
Je vous remercie.

Togo/ Le ministère des Affaires étrangères distingue ses agents les plus méritants en 2025

La tradition a encore été respectée ce 29 décembre 2025 avec la célébration des agents les plus méritants au ministère des Affaires étrangères. En effet, comme à l’accoutumée depuis quelques années, l’initiative portée par le ministre Robert Dussey, qui consiste à primer les meilleurs agents du ministère, a une nouvelle fois été mise en œuvre à travers la 11ᵉ édition des Prix d’Excellence.

La cérémonie s’est tenue sous la direction du ministre des Affaires étrangères, professeur Robert Dussey, en présence de plusieurs personnalités diplomatiques, dont l’ambassadeur d’Égypte au Togo. Les lauréats ont été sélectionnés sur la base de critères bien définis tels que le professionnalisme, l’assiduité, l’efficacité et l’esprit d’innovation, des valeurs clés pour un ministère stratégique et vitrine du Togo à l’international.

S’adressant aux agents distingués, le ministre a salué leur engagement et leur dévouement. Il a souligné que leur travail quotidien contribue à renforcer l’image du Togo à l’extérieur, tout en faisant d’eux une source de fierté pour le pays.

Togo/ Noël 2025 : Le ministère des affaires étrangères fait sourire les enfants de son personnel

Le ministère des Affaires étrangères a mis la joie au cœur des enfants de son personnel ce mardi 23 décembre 2025. Une cérémonie de remise de cadeaux s’est tenue au cabinet dans une ambiance festive et conviviale,

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, des agents du ministère , de leurs familles ainsi que l’ambassadrice de Chine au Togo.

La tradition a une fois encore été respectée en cette fin d’année, confirmant l’importance accordée à ces moments de solidarité au sein de l’administration.

Dans son intervention, le Secrétaire général a rappelé que cette initiative vise à renforcer la solidarité, la cohésion et la fraternité. Il a souligné que le ministère est une grande famille attentive au bien-être de ses agents et à l’épanouissement de leurs enfants.

Robert Dussey au Caire pour renforcer la coopération Togo Russie Afrique

Le ministre des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, prend part au Caire à la réunion ministérielle préparatoire du prochain Sommet Russie Afrique prévu en 2026. Cette présence montre la volonté du Togo de diversifier ses partenariats et de jouer un rôle actif sur les grandes questions internationales, notamment la sécurité et l’économie.

En marge des travaux, Robert Dussey a échangé avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Les discussions ont porté sur le commerce, les investissements et la stabilité régionale. Les deux pays ont aussi étudié des actions concrètes pour renforcer l’éducation technique, la formation professionnelle et l’innovation.

À travers ces partenariats, le Togo cherche à créer plus d’emplois pour les jeunes et à moderniser son économie. Pour les autorités togolaises, investir dans les compétences reste une priorité afin de préparer l’avenir et construire une coopération équilibrée et bénéfique pour tous.

Le Ghana nomme un nouvel ambassadeur au Togo pour renforcer la coopération entre les deux pays

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a reçu mercredi 5 novembre 2025, la copie des lettres de créance du nouvel ambassadeur du Ghana au Togo, George Kofi Nfojoh.

Nommé en juin dernier par le président ghanéen, M. Nfojoh succède à Kofi Mensah Demitia, dont la mission à Lomé a pris fin en janvier après plus de cinq ans de service.

Le nouveau diplomate aura pour mission principale de consolider les liens d’amitié et de coopération entre le Togo et le Ghana. Les deux pays, voisins et partenaires historiques, entretiennent depuis longtemps des relations fraternelles dans plusieurs domaines : économie, sécurité, et échanges transfrontaliers.

Après la remise officielle de ses lettres de créance au président de la République togolaise, George Kofi Nfojoh pourra officiellement commencer sa mission à Lomé.

Genève : le Togo en première ligne pour une justice réparatrice historique

Il s’est tenu un grand événement international ce jeudi 23 octobre 2025 à Genève sur la justice réparatrice pour les Africains et les Afrodescendants. L’initiative, portée par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, place le Togo au cœur d’un combat symbolique pour la mémoire et la dignité. L’organisation s’est faite en partenariat avec le Ghana, l’Afrique du Sud, la CARICOM et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le Togo a été représenté par le ministre des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, accompagné du ministre délégué Yackoley Kokou Johnson. Les discussions, autour du thème « Consolider le cadre normatif dans la lutte pour la justice des victimes de l’esclavage, de la déportation et de la colonisation », ont mis en avant la contribution du droit international et des mécanismes onusiens pour des réparations justes et durables.

Les échanges ont permis de rappeler l’importance d’un cadre légal fort pour protéger les victimes et assurer une réparation équitable. Il s’agit notamment de renforcer la coopération internationale, d’améliorer la prise en charge sociale et psychologique, et de former les acteurs de la justice à mieux accompagner les victimes. Cette approche traduit une volonté commune de tourner la page de la douleur pour bâtir une mémoire collective apaisée.

Dans son intervention, le ministre Robert Dussey a salué les avancées déjà réalisées, citant la Déclaration d’Accra de 2023, la décision de l’Union africaine de février 2025 et le sommet de la CARICOM à Addis-Abeba. Il a rappelé que cette justice n’est pas un règlement de comptes, mais un acte de guérison universelle. Selon lui, la tenue prochaine du 9ᵉ Congrès panafricain à Lomé du 8 au 12 décembre confirme l’engagement du président Faure Gnassingbé pour la réparation et la dignité africaine.

Les participants ont enfin invité la communauté internationale, les organisations régionales et la société civile à agir ensemble. Pour eux, il est temps de passer de la parole aux actes afin que les blessures de l’histoire deviennent des leçons de résilience. Le Togo, fidèle à sa diplomatie d’ouverture et d’humanité, continue ainsi de défendre la cause d’une justice fondée sur la vérité, la mémoire et la réconciliation.

Prétendue arrestation : Robert Dussey dément et annonce des poursuites judiciaires contre Egountchi Behanzin

Une rumeur persistante a enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours, accusant la famille du ministre togolais des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, d’être mêlée à une prétendue affaire d’arrestation aux États-Unis. Face à la viralité de cette fausse information, le chef de la diplomatie togolaise a réagi avec fermeté à travers un communiqué officiel rendu public ce 7 octobre 2025.

Dans ce document, le ministre dément catégoriquement les accusations selon lesquelles un membre de sa famille aurait été interpellé aux États-Unis en possession d’une somme de douze (12) milliards de francs CFA. Selon la vidéo à l’origine de la rumeur, l’auteur de la publication, M. Sylvain Dodji Afoua, se présentant sous le pseudonyme d’Egountchi Behanzin, affirmait détenir cette information.

« Ces affirmations sont fausses, diffamatoires et totalement dénuées de tout fondement », a déclaré Prof. Dussey, dénonçant une tentative manifeste de ternir son image et celle de sa famille. Il précise qu’aucun membre de sa famille n’a fait l’objet d’une quelconque procédure judiciaire ni aux États-Unis ni ailleurs.

Le ministre a par ailleurs condamné avec la plus grande fermeté ce qu’il qualifie de « tentative malveillante de nuisance par la désinformation et la calomnie ». Il rappelle que la propagation de fausses nouvelles constitue une infraction pénale sévèrement réprimée par la loi togolaise.

Enfin, le communiqué annonce que M. Sylvain Dodji Afoua fera l’objet de poursuites judiciaires, et que des actions seront également engagées contre toute personne ou média qui relayerait ces allégations mensongères.

Avec cette mise au point, le Prof. Robert Dussey entend non seulement rétablir la vérité, mais aussi lancer un avertissement clair à ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour propager de fausses informations, dans un contexte où la responsabilité numérique devient un enjeu majeur pour la société togolaise.

Le Togo et le Kazakhstan renforcent leur amitié avec un accord sur les visas

Depuis quelques années, le Togo mène une diplomatie active pour renforcer sa place dans le monde. Sous la conduite du président Faure Gnassingbé, le pays cherche à élargir ses partenariats avec plusieurs États, en Afrique mais aussi ailleurs. C’est dans ce cadre que les relations avec le Kazakhstan ont beaucoup progressé, surtout depuis la visite officielle du chef de l’État togolais en 2023 à Astana.

Le 24 septembre dernier, à New York, les ministres des Affaires étrangères du Togo et du Kazakhstan, Robert Dussey et Murat Nurtleu, ont signé un accord important. Ce document supprime l’obligation de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service. Cet acte marque une nouvelle étape dans l’amitié entre Lomé et Astana et confirme leur volonté de travailler plus étroitement ensemble.

Au-delà de la question des visas, cet accord ouvre la porte à une coopération plus large. Les deux pays veulent avancer dans plusieurs domaines essentiels comme l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’éducation, les transports et la transformation digitale. Déjà, un ambassadeur du Kazakhstan a été nommé à Lomé et d’autres accords techniques ont été signés.

Pour les populations, ce partenariat est porteur de nombreux avantages. Il pourra encourager de nouveaux projets de développement, faciliter les échanges économiques et favoriser le partage d’expériences. En un mot, l’axe Astana-Lomé est une opportunité de progrès mutuel et de rapprochement entre les deux peuples.