66e anniversaire de l’indépendance du Togo : Faure Gnassingbé appelle à protéger rassembler et transformer le pays

Le président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé s’est adressé à la nation ce 27 avril 2026, jour de l’indépendance du Togo. En effet, cette année le pays fête ses 66 ans de souveraineté. Après plusieurs activités organisées toute la semaine pour marquer l’événement, le président du Conseil a choisi ce jour symbolique à Lomé pour s’adresser une nouvelle fois au peuple togolais.

Dans son message, il a rappelé que l’indépendance n’est pas seulement un souvenir historique mais une responsabilité quotidienne. Selon lui, elle doit se traduire par des institutions solides, une économie dynamique et une société unie. Il a insisté sur la nécessité pour le pays de continuer à décider par lui-même, produire localement et protéger sa population.

Le chef du gouvernement a également évoqué le contexte international marqué par l’insécurité et les tensions. Il a souligné l’importance de renforcer la souveraineté et la résilience du pays, tout en développant des partenariats équilibrés et une diplomatie active. Pour lui, l’ouverture au monde doit rester lucide et stratégique.

Le discours a aussi mis l’accent sur les attentes concrètes des citoyens. L’emploi des jeunes, l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé et à l’éducation restent des priorités. Il a promis des actions visibles et des résultats concrets pour améliorer les conditions de vie et réduire les inégalités entre les régions.

Enfin, Faure Gnassingbé a présenté les grandes orientations des prochaines années autour de trois priorités protéger, rassembler et transformer. Il a appelé à la participation de tous les Togolais dans la construction d’un pays plus souverain, plus juste et plus prospère.

Niger : Blocage de la vente d’uranium, un bras de fer avec Orano

Le Niger traverse une crise autour de son uranium, ressource stratégique pour l’économie et l’énergie mondiale. Après la nationalisation de la société SOMAÏR, jusque-là exploitée avec le groupe français Orano, les autorités nigériennes ont pris le contrôle de la production. En réaction, Orano a saisi la justice internationale et, le 23 septembre 2025, le tribunal arbitral de l’ICSID a ordonné à l’État nigérien de ne pas vendre ni transférer les stocks d’uranium contestés.

Ce blocage concerne environ 1 100 tonnes de concentré d’uranium produites en 2023-2024, d’une valeur estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. Ces quantités restent immobilisées, accentuant la crise financière de la filiale locale d’Orano, déjà fragilisée par la fermeture de la frontière avec le Bénin, principal corridor d’exportation.

Pour Niamey, cette décision s’inscrit dans une volonté de souveraineté : la junte militaire estime que les ressources du pays doivent profiter d’abord aux Nigériens. Elle reproche à Orano des contrats jugés déséquilibrés et une mainmise française sur le secteur minier.

En face, Orano dénonce une violation de ses droits d’investisseur et alerte sur un risque de faillite, qui mettrait en danger les emplois locaux et l’entretien des sites. La tension diplomatique entre Niamey et Paris, déjà vive depuis le coup d’État de 2023, se reflète dans ce bras de fer autour de l’uranium.

Au-delà du différend juridique, ce blocage illustre le tournant politique du Niger : reprendre le contrôle de ses ressources stratégiques, quitte à s’exposer à des sanctions financières et à une incertitude sur l’avenir du secteur minier.ger : Blocage de la vente d’uranium, un bras de fer avec Orano

Le Niger traverse une crise autour de son uranium, ressource stratégique pour l’économie et l’énergie mondiale. Après la nationalisation de la société SOMAÏR, jusque-là exploitée avec le groupe français Orano, les autorités nigériennes ont pris le contrôle de la production. En réaction, Orano a saisi la justice internationale et, le 23 septembre 2025, le tribunal arbitral de l’ICSID a ordonné à l’État nigérien de ne pas vendre ni transférer les stocks d’uranium contestés.

Ce blocage concerne environ 1 100 tonnes de concentré d’uranium produites en 2023-2024, d’une valeur estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. Ces quantités restent immobilisées, accentuant la crise financière de la filiale locale d’Orano, déjà fragilisée par la fermeture de la frontière avec le Bénin, principal corridor d’exportation.

Pour Niamey, cette décision s’inscrit dans une volonté de souveraineté : la junte militaire estime que les ressources du pays doivent profiter d’abord aux Nigériens. Elle reproche à Orano des contrats jugés déséquilibrés et une mainmise française sur le secteur minier.

En face, Orano dénonce une violation de ses droits d’investisseur et alerte sur un risque de faillite, qui mettrait en danger les emplois locaux et l’entretien des sites. La tension diplomatique entre Niamey et Paris, déjà vive depuis le coup d’État de 2023, se reflète dans ce bras de fer autour de l’uranium.

Au-delà du différend juridique, ce blocage illustre le tournant politique du Niger : reprendre le contrôle de ses ressources stratégiques, quitte à s’exposer à des sanctions financières et à une incertitude sur l’avenir du secteur minier.