AFRISTAT / Le Togo fait le point et prépare la transition

Après sa présidence du Conseil des ministres de l’AFRISTAT de 2024 à 2025, le Togo a dressé le bilan de son action. Le sujet a été abordé lors d’une rencontre tenue le mardi 13 janvier 2026 à Lomé entre la ministre Sandra Ablamba Johnson et le directeur général de l’AFRISTAT, Paul-Henri Nguema Meye.

Cette rencontre a permis de revenir sur les principales réalisations. Sous la présidence du Togo, le fonds financier de l’AFRISTAT a été reconstitué, ce qui a assuré la continuité des activités de l’institution jusqu’en 2025.

Le Togo a également contribué à l’adoption d’une nouvelle vision stratégique pour la période 2026–2035. Cette feuille de route fixe les grandes orientations pour les actions futures de l’AFRISTAT.
Des efforts ont aussi été faits pour former les équipes et mettre à jour les comptes nationaux des pays membres. Malgré un contexte difficile, l’institution a atteint un taux d’exécution de 70 pour cent sur la période 2024–2025.

La ministre a rappelé l’importance de statistiques fiables pour élaborer de bonnes politiques publiques. Elle a aussi réaffirmé l’engagement du Togo à accompagner la transition vers la Guinée équatoriale, future présidente du Conseil des ministres de l’AFRISTAT pour 2026–2027.

Créé en 1993, l’AFRISTAT soutient le développement des statistiques économiques, sociales et environnementales. L’institution regroupe 22 pays d’Afrique subsaharienne.

Ballon d’Or 2025 : Lamine Yamal mérite-t-il vraiment sa deuxième place devant Raphinha ?

Le Ballon d’Or 2025 a couronné Ousmane Dembélé, auteur d’une saison exceptionnelle ponctuée par des titres majeurs et des statistiques impressionnantes. Mais si le premier rang ne souffre pas de contestation, le débat s’installe surtout derrière lui. En effet, la deuxième place de Lamine Yamal devant Raphinha soulève de nombreuses interrogations.

D’un côté, Raphinha a livré une saison tout simplement monstrueuse. Avec 34 buts et 25 passes décisives en 57 matchs toutes compétitions confondues, l’ailier brésilien du FC Barcelone a été élu meilleur joueur de la Liga. Il a aussi brillé en Ligue des Champions, où il a inscrit 13 buts en 14 matchs, démontrant sa régularité et sa capacité à répondre présent lors des grands rendez-vous. À la lecture des chiffres, il paraît évident que Raphinha a dominé la scène offensive du Barça.

De l’autre côté, Lamine Yamal, le prodige de 17 ans, affiche des statistiques beaucoup plus modestes : seulement 9 buts en Liga, et globalement moins de contributions directes que son coéquipier. Pourtant, il s’est hissé à la deuxième marche du Ballon d’Or et a même remporté le Trophée Kopa récompensant le meilleur joueur de moins de 21 ans. Si ses chiffres bruts ne rivalisent pas avec ceux de Raphinha, son influence dans le jeu, ses dribbles déroutants et sa capacité à créer des occasions ont visiblement marqué les esprits des votants.

Dès lors, la question se pose et l’on se demande si le Ballon d’Or récompense-t-il avant tout la performance statistique ou bien l’impact symbolique et médiatique ?

Ce choix ne peut qu’indigner. Comment justifier qu’un joueur aussi décisif que Raphinha soit relégué derrière un jeune talent encore en construction ? La vérité est amère, les organisateurs du Ballon d’Or semblent céder à leurs propres préférences, selon que tel joueur leur plaît ou que tel récit les inspire. Ce n’est plus une célébration du mérite mais une mise en scène arbitraire, où les efforts colossaux de certains sont effacés pour faire briller d’autres. Une telle injustice ternit la crédibilité de la distinction et laisse planer un doute sérieux sur la transparence et l’impartialité de ce trophée censé récompenser l’excellence sportive.