Togo / Risque d’inondation : Alerte du ministère de la sécurité dans plusieurs communes

Le ministère de la Sécurité a lancé, le 4 juin 2026, une alerte face à la montée préoccupante du niveau des eaux dans le bassin de la rivière Zio et ses environs.

Les communes de Zio 1, Zio 2, Zio 3, Zio 4, Avé 1, Agoè-Nyivé 2, Agoè-Nyivé 4, Agoè-Nyivé 6, Golfe 1 et Golfe 6 figurent parmi les zones les plus exposées aux risques d’inondation.Selon les relevés effectués sur plusieurs stations hydrométriques et les prévisions météorologiques, la poursuite des pluies dans les prochaines semaines pourrait entraîner une hausse supplémentaire du niveau des eaux. Cette situation menace les habitations, les infrastructures et les moyens de subsistance des populations riveraines.

Le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Batossie Madjoulba, invite les populations concernées à respecter strictement les consignes de sécurité, à éviter toute activité à proximité des cours d’eau et à se préparer à une éventuelle évacuation.

En cas d’urgence, les citoyens sont appelés à contacter les services de secours via les numéros 170, 1014 ou 118.

Togo-Bénin / Une nouvelle page diplomatique s’ouvre

Une nouvelle étape s’ouvre dans les relations entre le Togo et le Bénin. Le Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a effectué le mercredi 3 juin 2026 une visite de travail à Lomé, quelques jours seulement après son investiture à la tête du pays le 24 mai dernier.

Le nouveau dirigeant béninois a été reçu par le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé. Les deux personnalités ont eu un entretien en tête-à-tête consacré au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux nations voisines.

Les échanges ont également porté sur les défis et les opportunités de la sous-région, notamment en matière d’intégration économique, de paix, de sécurité et de développement. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts communs pour favoriser la stabilité et la prospérité au sein de l’espace ouest-africain.

À l’issue de la rencontre, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, s’est félicité de la qualité du dialogue entre les deux pays. Il a réaffirmé la volonté commune du Togo et du Bénin de renforcer leur coopération dans un esprit de fraternité et de solidarité, au bénéfice des populations des deux États.

Togo-CNSS/ Le fonds vert conjoint mobilisé pour le reboisement

Au Togo, le 1er juin est consacré à la Journée nationale de l’Arbre. Face aux effets des changements climatiques, le gouvernement a fait du reboisement une priorité afin de porter le couvert végétal national à 30 % d’ici 2050.

C’est dans cette dynamique que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), à travers le Fonds Vert Conjoint, a organisé ce 1er juin 2026 une opération de reboisement ayant mobilisé plusieurs institutions partenaires, notamment la LONATO, l’OTR, la SGI, la DGDN et GTA Assurances.

Deux sites ont été retenus pour l’opération. Le premier, situé derrière le garage central et le long des rails, a accueilli la mise en terre de plusieurs espèces d’arbres, dont le Cassia cyanophila et le Khaya senegalensis. Le second site concernait la Résidence Renaissance de la CNSS en construction où de jeunes plants ont également été reboisés.

À l’issue de cette opération, le directeur général de GTA Assurances, André Aziabli, a salué la mobilisation des participants. Il a rappelé que planter un arbre constitue un geste important pour la préservation de la planète et la protection de l’environnement.

Il a également souligné que cette action collective est organisée chaque année grâce à l’engagement des institutions partenaires du Fonds Vert Conjoint.

Togo/ Mpoti- (Commune Blitta 3) accueille un nouveau centre de traitement post-récolte du cacao

Le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) a animé une conférence de presse ce 1er juin 2026 à Lomé pour présenter le nouveau Centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence de Mpoti, dans la commune de Blitta 3. Cette rencontre a également permis d’annoncer l’inauguration officielle de l’infrastructure prévue le 3 juin prochain.

Construit sur une superficie d’un hectare, le centre comprend notamment un magasin de stockage, un hall de fermentation et de tri, des aires de séchage ainsi que des installations administratives et sanitaires. Le projet s’inscrit dans le cadre des Plans de développement des filières café et cacao visant à améliorer la qualité de la production nationale.

D’un coût global de 50 000 euros, soit environ 32,8 millions de francs CFA, l’ouvrage a été financé par les « Chocolatiers et Pâtissiers du Monde » et le Département des Yvelines en France. Les travaux, lancés en décembre 2025, sont désormais achevés.

Selon Anselme Gouthon, secrétaire général du CCFCC, ce nouveau centre contribuera à renforcer la qualité du cacao togolais et à accroître sa présence sur les marchés de niche à l’international. L’objectif affiché est de commercialiser 25 tonnes de cacao d’excellence dès la première année d’exploitation.

Investiture du président Wadagni : La stratégie du Togo mal comprise par les Lambda

Dans les relations entre États, certains gestes diplomatiques ne sont pas toujours compris par l’opinion publique. Pourtant, ils s’inscrivent souvent dans une logique ancienne où le symbole compte autant que les discours. L’envoi d’une délégation dirigée par un proche du pouvoir à une cérémonie officielle peut ainsi traduire une volonté d’apaisement ou de réajustement des relations.

Lors de l’investiture du nouveau président béninois Romuald Wadagni, le Togo a marqué sa présence par une délégation particulière. Le Président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a confié la tête de la mission à son jeune frère, également maire, un choix qui a suscité diverses interprétations dans l’espace public.

Pourtant, dans l’histoire diplomatique, ce type de représentation n’a rien de nouveau. Au Moyen Âge déjà, les royaumes envoyaient des princes, des frères ou des personnes très proches du souverain pour assister à des cérémonies importantes. Ces gestes servaient à montrer une forme de respect et parfois à rouvrir discrètement le dialogue après des tensions.

Dans la diplomatie moderne, ces pratiques continuent d’exister sous une forme plus discrète. Les États utilisent encore les cérémonies officielles pour envoyer des signaux politiques sans déclaration directe. Une présence, un rang dans la délégation ou le profil d’un envoyé peuvent être interprétés comme une volonté de rapprochement ou de normalisation des relations.

Le cas du Togo illustre ainsi une réalité souvent méconnue du grand public. Derrière les apparences protocolaires, se jouent parfois des stratégies fines de communication politique. Ce que certains perçoivent comme un simple choix organisationnel peut en réalité relever d’une diplomatie silencieuse, héritée des anciennes pratiques des royaumes.

Togo/ Un nouveau rapport présente un climat économique plus rassurant pour les investisseurs

Le Togo veut renforcer la confiance des investisseurs et améliorer la visibilité de son économie. Le pays dispose désormais de son premier rapport de risque pays, un document réalisé par Bloomfield Investment Corporation afin de donner une meilleure lecture de la situation économique, financière et institutionnelle du pays.

Cette initiative vise à faciliter les décisions des investisseurs et à soutenir les choix des autorités publiques.
Le rapport repose sur plusieurs critères, notamment la performance économique, le système financier, le climat des affaires, la situation sociopolitique et la gestion des finances publiques. À l’issue de l’évaluation, le Togo obtient une note globale de 5,9 sur 10, ce qui le place dans la catégorie des pays à risques modérés.

Cette appréciation traduit une certaine stabilité économique dans un contexte international marqué par plusieurs incertitudes. L’étude met également en avant la croissance économique du pays, avec un taux moyen supérieur à 6 % ces dernières années. Le rapport souligne que cette dynamique est soutenue par plusieurs programmes publics mis en œuvre par les autorités togolaises. Parmi eux figure le programme Novissi, lancé pendant la crise sanitaire pour aider les populations vulnérables grâce à des transferts monétaires ciblés.

Le document évoque aussi les efforts réalisés dans les secteurs des PME et de l’agriculture. Un fonds de solidarité de plusieurs centaines de milliards de francs CFA a été mobilisé pour soutenir l’économie, avec une partie destinée aux petites entreprises.

Dans le domaine agricole, l’aménagement des zones agricoles planifiées a contribué à améliorer la production nationale et à renforcer les filières de production.

Togo/ Plus de 18 milliards FCFA prévus pour l’entretien des routes nationales en 2026

Le gouvernement togolais veut poursuivre ses efforts dans le secteur des infrastructures routières en 2026. Selon les prévisions du ministère des Travaux publics et des Infrastructures, plus de 18 milliards de francs CFA seront mobilisés pour assurer l’entretien des routes nationales sur toute l’étendue du territoire.

L’objectif est de préserver la qualité du réseau routier et de faciliter les déplacements des populations et des acteurs économiques.

Au total, près de 1 912 kilomètres de routes nationales devraient faire l’objet de travaux d’entretien en 2026. Ce chiffre est en hausse par rapport à l’année 2025 où environ 1 589 kilomètres avaient été concernés. Cette progression montre la volonté des autorités de renforcer davantage les infrastructures routières afin de répondre aux besoins du pays.

La région des Plateaux arrive en tête avec plus de 757 kilomètres de routes à entretenir pour un investissement estimé à plus de 5 milliards de francs CFA. Les Savanes bénéficieront également d’importants travaux sur plus de 346 kilomètres, tandis que la région Maritime verra près de 318 kilomètres concernés par ce programme d’entretien routier.

Les régions Centrale et de la Kara figurent aussi dans cette planification nationale. Les autorités estiment que ces interventions permettront d’améliorer la circulation, de soutenir les échanges commerciaux et de renforcer le désenclavement de plusieurs localités.

Togo/ Le gouvernement veut renforcer la protection des forêts et des ressources naturelles

Le gouvernement togolais veut moderniser le corps des agents des eaux et forêts face aux défis liés au changement climatique et à la dégradation de l’environnement. Le sujet a été examiné en première lecture lors du Conseil des ministres du 26 mai 2026 présidé par Faure Essozimna Gnassingbé.

Le projet de décret présenté vise à améliorer l’organisation et l’efficacité des agents chargés de protéger les forêts, les ressources animales et les zones protégées du pays. Le texte prévoit également un meilleur déploiement des agents sur le territoire national afin de lutter contre le braconnage, la déforestation et l’exploitation abusive des ressources naturelles.

Le gouvernement souhaite aussi renforcer les actions de reboisement, de contrôle et de sensibilisation des populations.

L’examen du projet de décret va se poursuivre lors d’une prochaine séance du Conseil des ministres afin de finaliser les nouvelles réformes prévues dans ce secteur stratégique pour l’environnement togolais.

Togo/ Renforcer les acquis de l’école polytechnique de Lomé pour former les ingénieurs de demain

Le gouvernement togolais poursuit la modernisation de l’enseignement supérieur avec la création de l’École polytechnique de Lomé. La décision a été prise lors du Conseil des ministres du 26 mai 2026 présidé par Faure Essozimna Gnassingbé.

Cette nouvelle école est issue de la fusion de l’École nationale supérieure d’ingénieurs et du Centre informatique et de calcul de l’Université de Lomé.

L’objectif du gouvernement est de renforcer la formation technique et technologique afin de répondre aux besoins du marché du travail et de soutenir l’industrialisation du pays. L’établissement veut devenir un pôle d’excellence capable de former des ingénieurs et des techniciens supérieurs selon les standards internationaux.

L’École polytechnique de Lomé interviendra dans plusieurs domaines stratégiques comme le génie civil, le génie électrique, le génie mécanique, l’informatique, les procédés industriels ainsi que les mines et la géologie.

Les formations seront basées sur la pratique en laboratoire et les stages professionnels afin de mieux préparer les étudiants aux réalités du terrain.

Togo/ Une nouvelle campagne de reboisement pour renforcer la protection de l’environnement

Le Togo continue de faire de la protection de l’environnement une priorité nationale. Depuis 2021, les autorités togolaises ont engagé un vaste programme de reboisement avec pour ambition de planter un milliard d’arbres à l’horizon 2030, sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé.

Cette année, le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement se déroulera au centre d’enfouissement technique d’Aképé, situé dans la préfecture de l’Avé, à l’occasion de la célébration de la journée nationale de l’arbre prévue le 1er juin.
Pour préparer cette mobilisation, le ministère chargé de l’environnement prévoit plusieurs actions de sensibilisation dès le 25 mai 2026. Des émissions en langues locales seront diffusées afin d’informer les populations sur l’importance de restaurer les espaces forestiers et de protéger les ressources naturelles.

Les autorités souhaitent une forte implication des citoyens, des collectivités locales, des organisations de la société civile ainsi que des jeunes et des femmes. L’accent est également mis sur le suivi des plants afin d’assurer leur développement sur le long terme.

Dans un contexte marqué par les effets du changement climatique et la pression sur les ressources forestières, le Gouvernement estime que chaque arbre planté représente un investissement pour l’avenir. L’objectif est de construire un cadre de vie plus sain et de renforcer la résilience environnementale du pays.