Togo/ Le Centre de mécanisation agricole de Tchitchao bientôt opérationnel

Démarré en avril 2023 après le Forum national des producteurs agricoles, le projet du Centre régional de mécanisation agricole de Tchitchao avance bien. Le site est construit sur une superficie de trois hectares et plusieurs bâtiments sont déjà achevés. Il s’agit notamment des ateliers pour les machines agricoles, des magasins de stockage, des bureaux administratifs ainsi que des logements pour les apprenants.

Ce 26 janvier 2026, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, s’est rendu sur le chantier afin de constater l’évolution des travaux. Cette visite de terrain traduit l’engagement des autorités à moderniser l’agriculture togolaise et à offrir de meilleures conditions de travail aux agriculteurs. Les routes internes du centre sont terminées et facilitent déjà l’accès au site. La salle de formation et de simulation est presque achevée, avec un niveau d’avancement très élevé. Le coût total des travaux est estimé à 1,8 milliard de FCFA hors taxes, un investissement important pour soutenir la mécanisation agricole.

Une fois mis en service, le Centre régional de mécanisation agricole de Tchitchao permettra aux producteurs de mieux travailler à toutes les étapes de la production. Le gouvernement prévoit la construction d’un centre similaire dans chaque région du Togo afin de garantir un accès équitable aux services agricoles modernes. Avant cette visite, Faure Gnassingbé s’est également rendu au Centre hospitalier préfectoral de Kantè pour suivre l’état d’avancement des travaux liés aux soins obstétricaux et néonatals d’urgence.

Faure Gnassingbé mise sur les leviers qui font avancer l’économie togolaise avec deux nouvelles nominations au gouvernement

La nomination de Komlan Lokou Kadjé au ministère des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, aux côtés d’Edem Kokou Tengué comme ministre délégué chargé de l’Économie maritime, n’a rien d’anodin. Ces portefeuilles figurent parmi les plus stratégiques du gouvernement togolais, car ils touchent directement à la mobilité, au commerce et à l’ouverture du pays sur la sous-région et le monde. Ce sont des secteurs qui font circuler les hommes, les biens et surtout la richesse.

Depuis plusieurs années, les transports et le désenclavement ont déjà rapporté gros au Togo. La modernisation des routes, des corridors et des pistes rurales a facilité les échanges internes, soutenu l’agriculture et renforcé le rôle du pays comme zone de transit en Afrique de l’Ouest. Ces investissements ont permis d’augmenter les recettes douanières, de réduire les coûts logistiques et d’attirer des opérateurs économiques régionaux.

L’économie maritime, portée par le Port autonome de Lomé, est l’un des piliers les plus rentables du pays. Plateforme logistique majeure du Golfe de Guinée, le port génère des milliers d’emplois directs et indirects et contribue de façon significative aux recettes de l’État. En confiant ce secteur clé à Edem Kokou Tengué, le pouvoir affiche clairement son ambition de renforcer la compétitivité maritime du Togo et d’en faire un moteur encore plus puissant de croissance.

Attentat de Sarakawa au Togo: Une commémoration pour éclairer la jeunesse sur l’histoire nationale

Au Togo, certaines dates racontent une partie essentielle de l’histoire nationale. Celle de Sarakawa en fait partie. La commémoration prévue cette année n’a pas seulement un caractère symbolique. Elle a surtout pour but d’aider les jeunes à comprendre un événement majeur qui a marqué le pays, à une époque où beaucoup d’entre eux n’étaient pas encore nés.

Pour la nouvelle génération, Sarakawa est souvent un nom connu sans explication détaillée. Cette initiative permet donc de revenir sur les faits, d’expliquer le contexte et de transmettre la mémoire nationale. L’idée est simple. Faire en sorte que l’histoire ne reste pas réservée aux anciens, mais qu’elle soit aussi comprise par les jeunes d’aujourd’hui.

Dans ce cadre, le Togo commémorera le samedi 24 janvier prochain le 52ᵉ anniversaire de l’attentat de Sarakawa. Les autorités ont rendu public le programme officiel le mercredi 21 janvier, à travers un communiqué du ministre de l’administration territoriale, Hodabalo Awate.

Les activités débuteront le mercredi 23 janvier avec une conférence publique au Collège Militaire Eyadema de Tchitchao, dans la région de la Kara. Cette rencontre mettra l’accent sur l’histoire nationale et la vision du Père de la Nation. Elle offrira un espace d’échange et d’apprentissage, notamment pour les jeunes. La cérémonie sera aussi marquée par la présentation d’un buste commémoratif.

Le samedi 24 janvier, une cérémonie de recueillement et d’hommage se tiendra à 15h37 au Mausolée de Sarakawa. Elle sera placée sous la conduite du Président du Conseil ou de son représentant. Des cérémonies similaires auront lieu au même moment à Lomé et dans les chefs-lieux de région, sous l’autorité des responsables locaux.

Pour mémoire, le 24 janvier 1974, l’appareil transportant le chef de l’État s’était écrasé à Sarakawa, dans la préfecture de la Kozah. L’enquête avait révélé un acte de sabotage, survenu alors que le Togo engageait des discussions importantes sur la gestion de ses ressources minières. Le président Gnassingbé Eyadema avait survécu, mais l’événement avait coûté la vie à plusieurs de ses compagnons et concitoyens.

Aujourd’hui, cette commémoration vise à rappeler ce passé et à renforcer la connaissance de l’histoire nationale. En informant la jeunesse sur ces faits, le Togo cherche à préserver sa mémoire collective et à préparer des citoyens mieux conscients de leur histoire.

Togo / Libération des détenus et réinsertion sociale : Un enjeu majeur pour la sécurité et la cohésion sociale

La libération des détenus est une étape importante dans le fonctionnement de la justice. Après avoir purgé leur peine ou bénéficié d’une mesure de libération, ces hommes retrouvent la société avec l’espoir de recommencer une nouvelle vie. Mais cette étape sensible nécessite un accompagnement sérieux pour éviter les risques de récidive. La réinsertion sociale reste un défi majeur. Beaucoup d’anciens détenus sortent de prison sans emploi, sans logement stable et parfois sans soutien familial.

Dans ces conditions, la tentation de retomber dans de mauvaises pratiques devient forte. La société se retrouve alors confrontée à des situations qu’elle aurait pu prévenir.

L’interpellation récente d’un ancien détenu, libéré en décembre dernier et de nouveau impliqué dans une affaire de vol, illustre cette réalité. Ce cas montre surtout les limites de l’absence de suivi après la sortie de prison. Il ne s’agit pas de remettre en cause les décisions de libération, mais plutôt de souligner l’urgence d’un encadrement social efficace.

La mise en place d’un mécanisme de réinsertion est indispensable. Un suivi social, une orientation vers des formations professionnelles, un accès à l’emploi et un dispositif de surveillance adapté permettraient de mieux accompagner les anciens détenus. L’objectif est de les aider à s’intégrer durablement tout en garantissant la sécurité des populations.

La réinsertion sociale n’est pas seulement une affaire de justice. Elle concerne toute la société. Investir dans l’intégration des anciens détenus, c’est réduire la récidive, renforcer la sécurité et favoriser une paix sociale durable.

Togo/ Un climat des affaires en amélioration pour attirer les investisseurs

Le Togo multiplie les réformes pour améliorer son climat des affaires. Le secteur privé est au centre de cette stratégie. Le gouvernement veut attirer plus d’investissements et stimuler la croissance économique. L’objectif est de créer un environnement plus simple et plus rassurant pour les entreprises.

La simplification des procédures administratives a marqué un tournant important. Il est désormais possible de créer une entreprise en moins de 24 heures. La digitalisation des services publics a réduit les coûts et les lenteurs. Cette avancée facilite l’initiative privée et encourage la formalisation des activités.

Le cadre juridique des affaires a été modernisé. Les textes ont été harmonisés avec les normes régionales et internationales. Cette réforme renforce la sécurité juridique des investisseurs. Elle améliore aussi la prévisibilité des règles économiques.

Les mesures fiscales incitatives complètent ces réformes. Le Code des investissements et la zone franche offrent des avantages ciblés. Ils soutiennent l’exportation et la transformation locale. Ces efforts visent à positionner le Togo comme une destination attractive pour les investisseurs.

Togo/ Le secteur privé soutenu par l’État pour créer des emplois durables

Au Togo, le secteur privé est considéré comme un moteur de création d’emplois. Le gouvernement a mis en place plusieurs mécanismes pour soutenir les entreprises locales. L’objectif est de renforcer la production nationale et l’emploi durable.

L’accès au financement est une priorité pour les autorités. Des lignes de crédit spécifiques ont été créées. Des fonds de garantie appuient les petites et moyennes entreprises. Des programmes soutiennent l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Selon le Conseil national du crédit, les banques ont accordé 903 milliards de francs CFA de nouveaux crédits à fin septembre 2025. Ces financements permettent aux entreprises d’investir et de se développer. Ils contribuent aussi à renforcer la résilience du tissu économique.

Le dialogue entre l’État et les acteurs économiques s’est renforcé. Des cadres de concertation permettent d’écouter les préoccupations du secteur privé.

Les politiques publiques sont ainsi mieux adaptées aux réalités du terrain. Cette collaboration favorise la confiance et la stabilité économique.

Togo -agriculture / Comment redonner confiance aux jeunes entrepreneurs

Au Togo, l’agriculture occupe une place centrale dans l’économie nationale. Elle emploie une grande partie de la population et reste un pilier de la sécurité alimentaire. Malgré cette importance, de nombreux jeunes se détournent progressivement de l’activité agricole. Ce désintérêt s’explique surtout par les difficultés liées aux coûts élevés de production et au manque de protection du marché.

Aujourd’hui, les outils agricoles modernes sont indispensables pour produire efficacement. Tracteurs, motopompes, intrants améliorés et équipements de transformation coûtent très cher. Pour beaucoup de jeunes togolais qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat agricole, ces investissements sont hors de portée. Beaucoup commencent avec espoir, puis abandonnent faute de moyens suffisants et d’accompagnement adapté.

Face à cette réalité, l’État togolais doit renforcer son rôle. Il est important de faciliter l’accès aux équipements agricoles modernes à travers des subventions, des crédits à taux réduit et des services de mécanisation partagée. Lorsque les jeunes disposent d’outils adaptés, l’agriculture devient moins pénible et plus rentable. Mais la production seule ne suffit pas. Après les récoltes, de nombreux jeunes agriculteurs ont du mal à vendre leurs produits. Les marchés sont souvent saturés par des produits importés moins chers, ce qui décourage la production locale. L’État doit donc mettre en place un marché protégé pour l’agriculture togolaise afin de garantir l’écoulement des produits nationaux à des prix justes.

Dans plusieurs pays, les gouvernements protègent leurs agriculteurs et leurs entrepreneurs agricoles. Ils limitent certaines importations, soutiennent la transformation locale et favorisent la consommation des produits nationaux. Le Togo peut s’inspirer de ces politiques pour mieux valoriser son agriculture et protéger ses jeunes producteurs.

Si l’État investit davantage dans la modernisation, le financement et la protection du marché agricole, l’agriculture peut redevenir un secteur attractif pour la jeunesse. C’est à ce prix que le Togo pourra transformer son agriculture en un véritable moteur de développement et d’emploi durable.

Togo/ UL Jobs étudiants… ce qu’il faut savoir

L’Université de Lomé met en place le programme UL Jobs étudiants pour permettre aux apprenants de travailler et de gagner un revenu tout en poursuivant leurs études. Le projet a été présenté lors d’une rencontre entre la présidence de l’UL et les responsables des étudiants, le 7 janvier dernier.

Les UL Jobs étudiants consistent à offrir des emplois rémunérés sur le campus. Les étudiants concernés seront recrutés pour des activités simples comme l’entretien, le nettoyage, la rénovation et l’embellissement des infrastructures universitaires. Le programme a déjà été testé pendant les congés avec des résultats jugés positifs.

L’objectif principal est d’aider les étudiants à subvenir à certains besoins financiers, de renforcer leur sens de responsabilité et de les impliquer directement dans la gestion et la protection de leur cadre d’études. C’est aussi une manière de lutter contre l’oisiveté et de valoriser le travail étudiant.

Le lancement officiel des UL Jobs étudiants est prévu à partir de la prochaine rentrée universitaire. L’Université de Lomé souhaite ainsi améliorer la vie étudiante tout en créant un environnement plus propre et mieux entretenu sur les campus.

AFRISTAT / Le Togo fait le point et prépare la transition

Après sa présidence du Conseil des ministres de l’AFRISTAT de 2024 à 2025, le Togo a dressé le bilan de son action. Le sujet a été abordé lors d’une rencontre tenue le mardi 13 janvier 2026 à Lomé entre la ministre Sandra Ablamba Johnson et le directeur général de l’AFRISTAT, Paul-Henri Nguema Meye.

Cette rencontre a permis de revenir sur les principales réalisations. Sous la présidence du Togo, le fonds financier de l’AFRISTAT a été reconstitué, ce qui a assuré la continuité des activités de l’institution jusqu’en 2025.

Le Togo a également contribué à l’adoption d’une nouvelle vision stratégique pour la période 2026–2035. Cette feuille de route fixe les grandes orientations pour les actions futures de l’AFRISTAT.
Des efforts ont aussi été faits pour former les équipes et mettre à jour les comptes nationaux des pays membres. Malgré un contexte difficile, l’institution a atteint un taux d’exécution de 70 pour cent sur la période 2024–2025.

La ministre a rappelé l’importance de statistiques fiables pour élaborer de bonnes politiques publiques. Elle a aussi réaffirmé l’engagement du Togo à accompagner la transition vers la Guinée équatoriale, future présidente du Conseil des ministres de l’AFRISTAT pour 2026–2027.

Créé en 1993, l’AFRISTAT soutient le développement des statistiques économiques, sociales et environnementales. L’institution regroupe 22 pays d’Afrique subsaharienne.

Togo/ Les Communes de plus en plus sales: Cas préoccupant des routes

Dans une Commune, le Maire est le premier responsable de la gestion locale. Il est chargé d’organiser la vie collective, d’assurer le bien-être des populations et de veiller à un cadre de vie sain.

À ce titre, la salubrité publique fait partie de ses missions essentielles. Un Maire doit anticiper les problèmes d’insalubrité, mobiliser les services compétents et prendre des décisions concrètes pour maintenir la propreté des rues, des marchés et surtout des routes.

Aujourd’hui, l’insalubrité devient de plus en plus visible dans plusieurs Communes du Togo. Les routes, autrefois bien entretenues, donnent une image triste et négligée.

La poussière, les déchets et le sable envahissent les voies, rendant la circulation difficile et dangereuse. Cette situation pose un vrai problème de santé publique et nuit à l’image des Communes, alors que le nettoyage et l’entretien réguliers devraient être une priorité.

Depuis les dernières élections municipales de 2025, de nombreux citoyens constatent que plusieurs routes ont perdu la couleur noire du goudron. À la place, le sable s’accumule parce que les caniveaux ne sont pas curés et que les voies ne sont pas balayées.

Ce phénomène touche plusieurs Communes. La salubrité ne semble pas occuper une place importante dans les actions de certains Maires, malgré les attentes fortes des populations.

Pourtant, des solutions existent. Plusieurs associations locales font un travail utile dans le domaine de la salubrité. Les maires peuvent faire appel à elles et négocier des prestations adaptées aux moyens des Communes. Les services publics ne peuvent pas tout faire seuls.

Même si les citoyens ne connaissent pas clairement les contrats entre les mairies et ces services, une chose est certaine, le maire doit rendre sa Commune propre. Cet appel se veut une sensibilisation pour rappeler que la propreté des routes et des quartiers est un devoir, mais aussi un signe de respect envers les populations.