Le drame survenu à l’école primaire publique de Dodomé met en lumière un problème profond de perte de repères civiques et moraux au sein de la société. Au-delà de la tristesse et de l’émotion, cet événement doit amener à une réflexion collective sur le rôle de l’école dans la formation des citoyens.
L’enseignement ne se limite pas aux matières académiques, il doit aussi transmettre des valeurs essentielles comme le respect, la discipline et la protection de la vie humaine. L’éducation civique et morale permet d’inculquer très tôt aux enfants le sens du civisme et du vivre-ensemble. Elle apprend à la jeunesse que l’enseignement et les écoles sont sacrés, des espaces protégés où doivent régner le respect et la paix. À travers ce programme, les élèves comprennent l’importance de l’autorité des enseignants, des règles scolaires et du respect des institutions publiques.
La réintroduction de l’éducation civique et morale contribuerait à prévenir de nombreux actes de violence et d’incivisme. Elle encourage le dialogue, la tolérance et la résolution pacifique des conflits. En renforçant les valeurs morales, ce programme aide les jeunes à mesurer les conséquences de leurs actes et à adopter des comportements responsables, aussi bien à l’école que dans la société.
Face aux défis actuels, l’État est invité à remettre l’éducation civique et morale au cœur du système éducatif. Former des citoyens conscients que l’école est un lieu sacré, dédié au savoir et à la formation de l’avenir, est un investissement durable pour la paix sociale. Cette leçon tirée des récents événements doit servir d’alerte afin de bâtir une jeunesse respectueuse, engagée et soucieuse du bien commun.



















