117 milliards de francs CFA pour soutenir les femmes au Togo

En se classant parmi les pays africains les plus engagés pour l’égalité économique, le Togo montre que la modernisation du cadre juridique peut stimuler le développement. L’inclusion des femmes dans la vie économique s’impose comme un choix stratégique pour renforcer la croissance et améliorer les conditions de vie des populations.

Le Fonds national de la finance inclusive a accordé plus de 117 milliards de francs CFA de crédits entre 2014 et 2025. Une grande partie de ces financements a bénéficié aux femmes entrepreneures, responsables de ménages ou en situation de vulnérabilité. L’État a également réservé environ 25 % des marchés publics aux jeunes et aux femmes, tout en facilitant la création d’entreprises grâce à des procédures simplifiées et à la réduction des coûts.

Avec un score de 79,33 sur 100 dans le classement publié par la World Bank, le Togo confirme son rôle important dans la promotion des droits économiques des femmes en Afrique. Ces avancées montrent que des réformes cohérentes peuvent favoriser l’équité et contribuer à la prospérité collective.

Togo -Inclusion financière / Le FNFI affiche un taux de remboursement de 94,98 %

Le conseil des ministres du 25 février 2026 a également écouté une communication relative au bilan 2025 du Fonds national de la finance inclusive. Créé en 2013, le FNFI s’est imposé comme un outil majeur de l’inclusion financière au Togo.

Entre 2014 et 2025, plus de 1,94 million de crédits ont été accordés pour un montant global de 117,7 milliards de FCFA, avec un taux de remboursement de 94,98 %. Plus de 1,12 million de bénéficiaires ont été touchés, dont 65 % de femmes.

Pour la seule année 2025, 34 006 crédits ont été octroyés pour un total de plus de 4,12 milliards de FCFA. La région des Savanes a concentré 42,2 % des prêts. Malgré ces performances, des difficultés de recouvrement subsistent, avec un encours de plus de 4 milliards de FCFA.

Les priorités pour 2026 porteront sur l’éducation financière, la digitalisation des services et le renforcement des mécanismes de garantie.