Le centre culturel haoussa du Togo met en valeur la culture haoussa à la foire Sallah

À la 7e édition de la foire SALLAH, ce dimanche 5 avril, la culture Haoussa a été à l’honneur. Le public a pu découvrir des danses et des luttes traditionnelles qui font partie du patrimoine de cette communauté.

La première partie de la prestation a été assurée par de jeunes filles qui ont exécuté une danse traditionnelle. Ensuite, les jeunes hommes ont montré leur savoir-faire à travers la lutte traditionnelle.

Cette animation culturelle a été organisée par le Centre culturel Haoussa du Togo. Pour son directeur, Soulemana Yahaya, le but est de faire revivre ces pratiques : “Pour ceux qui connaissent Zongo à l’époque, c’était un lieu de fête chaque dimanche avec des danses et des luttes Haoussa. Puis tout s’est endormi et ces traditions ont été oubliées.

Le centre culturel Haoussa veut maintenant les réveiller”. Il explique que la danse est au cœur de la culture Haoussa et que la lutte est une pratique ancestrale : “Avant de devenir chef, il fallait être un bon lutteur. Cette tradition se répétait chaque année”.


Mamouda Kéké Baba, représentant du chef Haoussa Zongo, souligne l’importance de ces événements : “Nous organisons ce type de manifestation chaque année pour retrouver nos proches et valoriser nos cultures et nos coutumes. Il est important de continuer pour que nous sachions d’où nous venons”. Il a remercié le président du conseil du Togo pour sa contribution à la paix, qui permet de célébrer ces moments culturels.

Les deux prestations ont été réalisées par le groupe Massandja, qui a su séduire le public.

Togo/ FESNAD 2026 : La 9e édition officiellement lancée

Le festival national des danses traditionnelles (FESNAD) a été lancé ce 30 mars 2026 à Lomé, marquant l’ouverture officielle de la 9e édition de cet événement majeur de la culture togolaise. Lors de son discours d’ouverture, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts a rappelé l’importance du thème de cette année : « La danse traditionnelle : une expression de notre identité culturelle ». Il a souligné que cette édition visait à renforcer l’unité nationale, à préserver les traditions et à transmettre l’héritage culturel aux jeunes générations.

Le ministre a également mis en avant plusieurs innovations, notamment l’intégration des nouvelles technologies pour rendre le festival plus interactif et accessible à un plus large public. Il a précisé que l’événement de cette année se distingue par sa portée décentralisée, impliquant une participation active de toutes les régions du Togo. Le festival ne se limite pas à la capitale, mais s’étend dans diverses localités, permettant à chaque région de mettre en valeur ses spécificités culturelles.

La particularité de cette 9e édition réside également dans la sélection des groupes de danse, qui vont rivaliser sur des scènes réparties sur tout le territoire. Ce format décentralisé reflète l’engagement des organisateurs à faire du FESNAD une véritable fête nationale, ouverte à toutes les régions économiques du pays. Les prestations se dérouleront à Lomé, mais aussi dans les Savanes, Kara, Centrale, Plateaux-Est, Plateaux-Ouest et la Maritime jusqu’au 7 avril 2026.

Les groupes de danse qui participent à ce festival seront jugés sur leur authenticité, leur maîtrise des rythmes traditionnels et leur capacité à transmettre l’essence de la culture togolaise à travers leurs performances. Ces sélections culmineront le 25 avril 2026 à l’Université de Lomé, où la grande cérémonie de clôture aura lieu.

Cette édition du FESNAD s’inscrit comme une véritable célébration de la richesse culturelle du Togo, renforçant l’identité nationale et offrant une vitrine exceptionnelle à la danse traditionnelle en tant qu’élément fondamental de notre patrimoine vivant.

Togo/ Le PC Faure Gnassingbé assiste à l’ouverture officielle de la chasse en pays Kabyè

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a assisté à l’ouverture officielle de la chasse traditionnelle en pays Kabyè ce 9 mars 2026 dans la préfecture de la Kozah (au nord du Togo , plus de 400 km de Lomé). Faure Gnassingbé était entouré de ministres, de plusieurs collaborateurs ainsi que des autorités traditionnelles.

Alors que l’événement s’est déroulé dans une ambiance rythmée de chants, on note que les chasseurs venus de différentes localités de la préfecture de la Kozah se sont munis d’outils traditionnels pour cette circonstance.Les chasseurs ont exécuté des prestations et échangé des messages issus des profondeurs du patrimoine culturel, célébrant ainsi le courage, l’endurance et l’habileté des jeunes et des adultes.

Ces derniers ont exprimé leur reconnaissance à Dieu et aux mânes des ancêtres pour l’abondance des récoltes et la cohésion sociale.Ces initiations concourent aussi à la formation sociale, au renforcement de la solidarité et de l’esprit civique, et offrent l’occasion aux chasseurs de réaffirmer leur adhésion aux valeurs culturelles du terroir.

En pays Kabyè, la danse rituelle annonce le début des activités de chasse pour une durée d’un mois, très souvent en saison sèche.

Togo- Patrimoine culturel / Une nouvelle loi pour protéger l’identité nationale

Le conseil des ministres du 25 février 2026, présidé par Faure Essozimna Gnassingbé, a adopté un projet de loi portant protection et promotion du patrimoine culturel national. Cette réforme vient moderniser la loi de 1990 afin de l’adapter aux réalités actuelles et aux normes internationales.

Le nouveau texte introduit des innovations importantes. Il reconnaît et protège désormais le patrimoine immatériel et subaquatique. Il aligne aussi la législation togolaise sur les conventions de l’UNESCO et renforce les sanctions contre les atteintes aux droits de propriété littéraire et artistique.

Toujours lors de ce conseil des ministres, le gouvernement a également autorisé la mise en place d’un comité national chargé de la restitution des biens culturels togolais conservés à l’étranger. Plus de 8 000 objets seraient concernés selon les recherches.

Ces décisions visent à renforcer l’identité culturelle du pays, soutenir les artistes et dynamiser le tourisme et les industries créatives.