Togo/ Le PR Jean-Lucien Kwassi Savi de Tové inaugure le LaNSA

Le président de la République togolaise, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a inauguré le Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments ce 23 avril 2026. La cérémonie s’inscrit dans le cadre des activités du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo. L’événement s’est déroulé en présence des autorités et partenaires, parmi lesquels le président du Sénat Barry Moussa Barqué.

Statut et mission du LaNSA

Le LaNSA est un établissement public scientifique et technique. Il dispose d’une autonomie financière. Sa mission est de contrôler les produits alimentaires vendus sur le territoire. Il veille au respect des normes sanitaires. Le laboratoire apporte un appui technique aux producteurs et transformateurs. Il accompagne les acteurs de la chaîne agroalimentaire. L’objectif est de prévenir les contaminations. Il lutte aussi contre la fraude alimentaire.

Domaines d’intervention et analyses

Le LaNSA est composé de départements en physico-chimie, microbiologie et valorisation. Il a obtenu son accréditation en novembre 2023. Il réalise des analyses nutritionnelles et la détection de contaminants comme les métaux lourds. Son offre d’analyses doit être élargie à partir de juin 2026.

Offre analytique et risques sanitaires des aliments (propos du Professeur Komla Sanda)

Le directeur général du LaNSA, Professeur Komla Sanda, précise que l’offre analytique actuelle porte sur la qualité nutritionnelle des aliments pour humains et animaux ainsi que sur la recherche de contaminants comme les métaux lourds et les mycotoxines. Il indique également que, dès juin 2026, le laboratoire va élargir ses analyses aux résidus de pesticides dans plusieurs matrices alimentaires.

Selon lui, les analyses peuvent concerner les céréales, huiles, graines oléagineuses, jus, boissons, produits carnés, aliments pour animaux et autres produits agroalimentaires. Il ajoute que le laboratoire dispose aussi d’un espace de dégustation pour apprécier les qualités organoleptiques des produits locaux.
Il explique enfin que la sécurité sanitaire des aliments repose sur deux types de risques, le risque microbiologique lié aux microbes et le risque chimique lié notamment aux pesticides, aux métaux lourds et aux activités humaines. Ces substances peuvent avoir des effets importants sur la santé.

Il faut rappeler que le laboratoire est situé à Agoè Cacaveli dans l’enceinte de de l’ITRA.

Togo/ Le gouvernement renforce l’accès à l’eau potable pour les populations

Au Togo, l’accès à l’eau potable pour les populations est l’une des priorités du président du Conseil Faure Gnassingbé. L’État renforce ses actions à travers des investissements et des infrastructures pour améliorer durablement les services d’eau et la santé des habitants.

L’eau issue des fleuves, des nappes ou des lagunes n’est pas directement potable. Elle peut contenir des microbes et des substances dangereuses. Sa consommation sans traitement expose les populations à des maladies comme le choléra, la typhoïde et les diarrhées. C’est pour cette raison que des solutions de traitement sont mises en place.

Les stations de traitement jouent un rôle essentiel pour rendre l’eau potable grâce à la filtration, la désinfection et des contrôles de qualité. À Lomé, la station de Cacavéli traite environ 50 000 m3 d’eau par jour et alimente une grande partie de la population. Un laboratoire moderne renforce aussi la surveillance de la qualité de l’eau distribuée.

Le système national repose sur plusieurs unités de production réparties dans le pays et un réseau géré par la Togolaise des Eaux. Ce dispositif permet d’élargir progressivement l’accès à l’eau potable dans les villes, les villages et les zones périphériques. Ces efforts contribuent à améliorer la santé, réduire les maladies hydriques et renforcer les conditions de vie des populations.

Togo/ Doufelgou atteint 100 % de succès contre la tuberculose selon le gouvernement

Le gouvernement togolais souligne de nouvelles avancées dans le district sanitaire de Doufelgou, notamment en matière de disponibilité des médicaments. Selon les données officielles, 61 % des formations sanitaires n’ont connu aucune rupture de stock en 2025, contre 50 % en 2024, soit une amélioration notable de 11 %.

Dans la lutte contre la tuberculose, les autorités sanitaires indiquent que les actions engagées portent leurs fruits. Le taux de succès thérapeutique a atteint 100 % en 2025, contre 82 % l’année précédente. Ces résultats traduisent l’efficacité des stratégies mises en place pour mieux dépister et traiter cette maladie contagieuse.

Concernant la malnutrition aiguë sévère, le gouvernement rappelle les efforts fournis pour la prise en charge des enfants. Déjà en 2024, 91 % des cas avaient été traités dans les structures de santé, un indicateur qui témoigne de l’engagement des équipes médicales et du renforcement des services nutritionnels.

Au total, le district de Doufelgou a réalisé 115 activités sur 117 programmées en 2025, soit un taux d’exécution de 98,3 %. Le gouvernement salue l’implication des professionnels de santé et estime que cette dynamique confirme la capacité du système sanitaire local à progresser durablement.

Togo/ Le gouvernement annonce 98 % d’objectifs sanitaires atteints à Doufelgou

Le gouvernement togolais se félicite des résultats enregistrés dans le district sanitaire de Doufelgou, situé dans la région de la Kara. Selon les données officielles, 98 % des objectifs sanitaires ont été atteints, une performance qui illustre les efforts engagés pour améliorer le système de santé sur l’ensemble du territoire.

Dans cette communication, les autorités mettent en avant les réformes engagées pour rapprocher les soins des populations, notamment dans les zones rurales. Le renforcement des infrastructures, l’organisation des services et l’engagement du personnel de santé sont présentés comme des facteurs déterminants de cette progression.

Le gouvernement souligne également l’évolution positive des indicateurs de santé maternelle et infantile. En 2025, 67 % des femmes enceintes ont effectué au moins quatre consultations prénatales, contre 50 % en 2024. Le taux d’accouchements assistés par du personnel qualifié est passé de 75 % à 79 %, tandis que 77 % des femmes ont bénéficié d’au moins trois doses de traitement préventif contre le paludisme, contre 63 % l’année précédente.

Les autorités sanitaires insistent enfin sur la poursuite des actions de sensibilisation et de prévention dans le district de Doufelgou. Elles réaffirment leur volonté de consolider ces acquis et de garantir un meilleur accès aux soins pour toutes les populations.

Togo/ L’ ANIAC veille au grain face aux risques chimiques

Les risques chimiques sont souvent invisibles, mais ils sont bien présents dans la vie quotidienne. On les retrouve dans les produits agricoles, les activités industrielles, le commerce ou encore dans la gestion des déchets médicaux.

Au Togo, la prévention de ces dangers est devenue une priorité nationale afin de protéger les populations et préserver l’environnement. Pour faire face à ces menaces, l’État s’appuie sur l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques. L’ANIAC accompagne le gouvernement dans la gestion sécurisée des substances chimiques. Elle contrôle l’importation et l’exportation des produits sensibles, délivre les autorisations réglementaires et effectue des inspections dans les installations industrielles. Son rôle est essentiel pour éviter les accidents et limiter les risques pour la santé publique.

En 2025, sur 17 activités programmées, 15 ont été réalisées, soit un taux d’exécution de 88,24 %. Parmi ces actions, 80 employés de six sociétés industrielles ont été formés aux bonnes pratiques de manipulation et de stockage des produits chimiques. Un guide national d’identification des substances chimiques a également été diffusé pour aider les acteurs à mieux reconnaître et classer les produits dangereux.

Ces résultats prolongent les efforts engagés en 2024, avec 18 activités réalisées sur 24 prévues, soit un taux de 75 %. Le site de traitement et de neutralisation d’Ahodomon à Atakpamé a aussi été inspecté pour vérifier la conformité des installations aux normes de sécurité. À travers ces actions concrètes, l’ANIAC confirme qu’elle veille au grain pour renforcer la sécurité chimique au Togo et garantir une meilleure protection des populations.

Togo : une réactivité exemplaire face aux épidémies

La vigilance sanitaire au Togo est une réalité concrète. À chaque alerte, une riposte rapide et coordonnée est déclenchée, témoignant d’une organisation rigoureuse et d’une volonté politique forte de protéger les populations. Ce réflexe d’action rapide fait aujourd’hui la réputation du pays en matière de gestion des urgences sanitaires.

Cette efficacité découle d’un système de surveillance épidémiologique renforcé et bien structuré. Les alertes sont analysées et traitées en un temps record grâce à des équipes d’intervention déployées sur tout le territoire. Ce maillage national permet de contenir les flambées avant qu’elles ne deviennent des crises majeures.

Le Togo a su tirer les leçons des crises passées pour mieux anticiper. Les dispositifs d’alerte précoce, les protocoles d’investigation et les mécanismes de communication entre les différents niveaux ont été repensés, offrant une réponse plus fluide et efficace. La réactivité du pays rassure et inspire confiance.

Cette proactivité est saluée à l’échelle internationale. En 2022, 100 % des épidémies ont bénéficié d’une réponse dans les 14 jours suivant leur notification. L’OMS cite souvent le Togo en exemple pour sa coordination multisectorielle et la transparence dans la gestion des données, plaçant ainsi le pays parmi les meilleurs élèves du continent africain.

Le Togo trace une nouvelle voie pour la santé avec le PNDS 2023-2027

Alors que les défis sanitaires s’intensifient et que les attentes sociales deviennent plus fortes, le Togo franchit une étape décisive avec la mise en œuvre de son Plan national de développement sanitaire (PNDS). Ce document stratégique est bien plus qu’un simple programme : il représente une véritable feuille de route qui oriente l’action publique dans le secteur de la santé, tout en répondant aux besoins concrets des populations.

Conçu à travers une large concertation avec les acteurs du domaine, le PNDS reflète la volonté politique de garantir à chaque citoyen un accès équitable à des soins de santé de qualité. Il repose sur des objectifs clairs et mesurables, notamment la réduction des inégalités sociales et géographiques, le renforcement des infrastructures sanitaires, la modernisation de la gouvernance et la disponibilité d’un personnel de santé qualifié. L’assurance maladie universelle s’impose comme une ambition centrale de cette vision.

La structure du PNDS 2023-2027 s’appuie sur cinq axes stratégiques : le renforcement du système de santé et de la santé communautaire ; l’amélioration de l’utilisation des services essentiels de santé par les groupes vulnérables ; la lutte contre les maladies et les déterminants sociaux ; la réponse aux épidémies et urgences de santé publique ; et la protection contre les risques financiers liés aux soins.

Les résultats déjà obtenus illustrent la dynamique engagée. Sur l’axe 1, le taux d’accessibilité géographique aux services de santé, prévu pour atteindre 90 %, a déjà été dépassé. D’autres indicateurs connaissent également une nette progression : l’utilisation des soins curatifs passe de 56,5 % à 70 %, la couverture en personnel de santé primaire grimpe de 42,1 % à 80 %, et la couverture des services essentiels s’améliore de 68 % à 80 %.

À travers ce plan ambitieux, le Togo affirme clairement que le développement national repose avant tout sur une population en bonne santé et sur un système sanitaire solide et équitable.