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Togo/ Tribune de Christian Trimua : Pourquoi la polémique enfle pour si peu
mai 11, 2026

Sa tribune sur la Cinquième République n’est donc ni un manifeste de rupture, ni un acte de rébellion politique…..
La tribune signée Christian Trimua continue d’alimenter les débats depuis quelques jours. Sur les réseaux sociaux, les réactions se multiplient et prennent parfois des proportions inattendues.
Entre interprétations rapides, commentaires excessifs et tentatives de récupération politique, certains y voient déjà un désaveu, d’autres évoquent même un coup dur pour la majorité au pouvoir.Pourtant, à y regarder de plus près, il y a surtout beaucoup de bruit pour finalement très peu de chose. Car qui est Trimua. Un cadre du parti Union pour la République, formation majoritaire au pouvoir, un homme ayant exercé plusieurs fonctions au sein de l’exécutif, juriste de formation et enseignant dans les universités. Autrement dit, quelqu’un dont le parcours académique et politique autorise pleinement la prise de parole sur des sujets institutionnels, constitutionnels et politiques intéressant la nation.
Sa tribune sur la Cinquième République n’est donc ni un manifeste de rupture, ni un acte de rébellion politique, encore moins un séisme institutionnel comme certains veulent le faire croire sur les réseaux sociaux ou dans quelques cercles militants en quête permanente de sensationnel. Il s’agit avant tout de l’analyse d’un juriste qui s’exprime sur le fonctionnement d’un régime parlementaire et sur les mécanismes de la nouvelle architecture institutionnelle du pays.
D’ailleurs, avant lui, plusieurs autres personnalités, toutes cadres de l’UNIR, se sont déjà exprimées publiquement sur les questions liées à la Cinquième République. Des universitaires et responsables politiques comme Dodzi Kokoroko ou encore le professeur Kpoadar ont également apporté leurs analyses et leurs contributions au débat. Certains occupent aujourd’hui des fonctions ministérielles au sein de l’exécutif, d’autres dirigent des institutions de la République après avoir été nommés par Faure Gnassingbé. Tous restent pourtant membres de l’UNIR et acteurs de la majorité au pouvoir.
En réalité, la tribune de Trimua n’a donc rien d’extraordinaire, si ce n’est participer à l’effort collectif de clarification, d’explication et d’amélioration continue du fonctionnement des institutions. Mais visiblement, certains ont voulu transformer une simple contribution intellectuelle en feuilleton.
Contacté à ce sujet, un cadre du parti UNIR a d’ailleurs balayé toute polémique. Il a rappelé que la majorité accepte le pluralisme d’opinion et que Christian Trimua, juriste et enseignant de droit, reste libre de s’exprimer au sein du parti. Selon lui, il n’y a donc aucune polémique autour de cette tribune et le président du Conseil demeure ouvert aux contributions et aux débats d’idées.
De quoi refroidir ceux qui espéraient déjà voir dans cette sortie un début de fracture politique. Finalement, le seul coup dur semble surtout exister dans l’esprit de ceux qui veulent faire croire que cette tribune constitue un événement extraordinaire. À force de chercher la polémique partout, certains finissent par transformer un simple débat d’idées en scénario imaginaire.
Au fond, cette agitation révèle surtout la difficulté, pour certains observateurs, d’accepter qu’au sein d’un grand parti politique, des cadres puissent réfléchir, débattre et exprimer des avis sur les institutions sans que cela ne signifie automatiquement crise, rupture ou désaveu. Et c’est peut-être cela qui dérange le plus.








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